Chef Awashish veut rencontrer la Première ministre

Par Francine Beaupre
Chef Awashish veut rencontrer la Première ministre
Randy Weizineau

Ce 16 avril à l’Assemblée nationale, le député Geoffrey Kelley, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones a interrogé la Première ministre Pauline Marois et le ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron sur la volonté du gouvernement d’en venir à une entente avec la communauté Atikamekw d’Opticiwan dans le dossier du service de police autochtone. Rappelons que les négociations sont toujours dans une impasse depuis le 31 mars dernier.

Le chef Awashish était très heureux de voir l’opposition officielle questionner le gouvernement sur le dossier. Suite à cette question, la Première ministre Pauline Marois a réitéré sa volonté d’établir des relations de Nation-à-Nation avec les Premières Nations. «Je vais profiter de l’invitation de la Première ministre à se parler de Nation-à-Nation. Je vais demander une rencontre avec elle afin de discuter de notre réalité. Y a-t-il un budget discrétionnaire réservé à la Première ministre qui pourrait faire en sorte de régler la situation déplorable dans laquelle nous sommes? Je vous rappelle qu’on parle d’un million de dollars. Ce n’est pas énorme», estimait le leader atikamekw. Il se disait prêt à rencontrer Mme Marois cette semaine puisqu’il est déjà à Québec.

Pour sa part, le ministre Bergeron a tenu le même discours au député Kelley que celui tenu aux négociateurs autochtones et qu’il répète depuis le 31 mars dernier. «Je suis déçu de la réponse du ministre Bergeron, mais en même temps je ne suis pas surpris. Il redit ce qu’il dit depuis deux semaines. Il parle de contexte budgétaire difficile et il met le fardeau sur le dos du fédéral. Pourtant on parle de 1 M$. Je serais curieux de savoir comment ça va coûter aux Québécois le fait que la SQ reste dans notre communauté. Ça va coûter deux fois plus cher que ce que notre service de police coûterait même avec l’augmentation demandée», commentait le chef Awashish et c’est sans compter les coûts sociaux dans la communauté. «Les membres de ma communauté se sentent en sécurité avec leur service de police autochtone. C’est ce qu’ils veulent. Ils ne veulent pas de la SQ et je ne sais pas ce qui va se passer s’ils doivent rester dans la communauté toute l’année», se questionnait le chef. «Le ministre n’a pas saisi l’opportunité de régler ce dossier. Il devra répondre de cette décision à son peuple», déplorait-il. «Il y a encore de l’espoir avec la Première ministre, mais il faudrait que ça se règle rapidement, que nous puissions passer à autre chose»», concluait le chef Awashish.

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