Camp de prospecteurs: 10 jours à parcourir le territoire

Par Francine Beaupre

Dans sa volonté d’en savoir plus sur le potentiel minier de notre région, Ville La Tuque, la Conférence régionale des élus et l’École Forestière de La Tuque ont uni leurs efforts afin de tenir un camp de prospecteurs sur notre territoire.

Le camp d’une durée de 10 jours était sous la supervision du géologue Claude Hébert. Ce sont 10 prospecteurs qui y ont pris part à la mi-juin; ce qui a permis de faire une recherche plus poussée sur le territoire. La collaboration des prospecteurs a été très satisfaisante, eux qui avaient déjà participé à une activité du genre au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Nous avons trouvé des choses intéressantes. On a prélevé des échantillons et on les a envoyés à l’analyse. On établira les résultats, mais déjà, c’est très prometteur», jubilait Patrice Bergeron, directeur forestier à Ville La Tuque. Il est évident que pour le moment, les endroits visités demeurent confidentiels. «Par contre, lorsque nous aurons les résultats, nous rendrons le tout public, ajoutait-il.

L’École forestière de La Tuque (EFLT) a collaboré à ce camp. «On est un Centre de formation en milieu naturel et les mines en font partie», précisait Luc Marchand, directeur recherches et développement pour l’EFLT. Deux enseignants de même que M. Marchand ont participé au camp de prospecteurs. «Nos professeurs avaient déjà suivi une formation en prospection de 6 heures donnée par Paul-Émile Girard. Ce qu’on voulait, c’était d’aller chercher les compétences et se créer, à des fins pédagogiques, une collection de roches», ajoutait-il.

«On veut transférer les connaissances à nos étudiants. On veut leur donner les bonnes réponses et les sensibiliser», expliquait le directeur. D’ailleurs, qui de mieux placé pour observer les traces de présence de minerais que des forestiers qui sont en forêt durant de longues périodes. Les opérateurs de machineries de voirie forestière, les marteleurs ou autres travailleurs forestiers sont au premier plan pour explorer le potentiel minier d’une région.

Pour l’école forestière, prendre part à des projets du genre permet de demeurer en contact étroit avec les acteurs du développement miniers. «S’il y a un développement minier, nous voulons être à la fine pointe», concluait Luc Marchand.

Potentiel minier

On se souviendra qu’à l’été 2012, Ville La Tuque, avec la collaboration de la CRÉ de la Mauricie et du Ministère des Ressources naturelles (MRN), avait réalisé une étude géologique dans un territoire sis au sud du réservoir Gouin. Deux objectifs avaient été identifiés. Tout d’abord amener le MRN à entreprendre la cartographie géologique de ce territoire et par la suite, intéresser l’industrie minière à investir dans des travaux d’explorations.

Claude Hébert, lors d’une conférence donnée en avril dernier devant les membres de la Chambre de commerce, avait donné quelques précisions concernant ce fameux potentiel minier. On savait déjà qu’il y a du mica, du nickel, du cuivre. Grâce aux travaux de l’été dernier, on sait dorénavant qu’à l’ouest de Parent, par exemple, il y a de l’or, de l’argent, du cuivre, du zinc, du nickel et du palladium. On aurait également trouvé un site prometteur pour la pierre architecturale. Il semble donc que la région possède un potentiel minier intéressant. «On a des valeurs comparables à ailleurs où c’est exploité», expliquait alors M. Hébert.

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