Balade en traîneau à chiens

Par superadmin

Alors que le thermomètre affichait un degré Celsius à l’extérieur et que le soleil plombait sur la neige, je me préparais pour une randonnée de 14 kilomètres en traîneau à chiens.

La journée était parfaite pour l’activité. Pas d’engelure, pas de poudrerie…

Christian Tessier de Saint-Gérard-des-Laurentides m’a accueillie chez lui. Pour ce musher, la passion du traîneau à chiens est indéniable. Il possède 20 chiens et pratique ce sport depuis 20 ans pour le sentiment de liberté que ça lui procure et pour la beauté des paysages.

M. Tessier a pris goût à cette passion alors qu’il travaillait comme enseignant au Yukon. Depuis son retour au Québec, il élève ses chiens, les attèle et part régulièrement en randonnée dans les champs et la forêt située tout près de sa résidence.

Avant d’atteler, Christian me donne quelques explications: quand les chiens sont attelés, le pied du musher doit toujours être sur le frein, on doit garder une bonne distance entre le traîneau devant pour éviter de blesser les chiens, on garde le pied sur le frein lorsqu’une pente descendante approche, etc.

Moi qui croyais à une sympathique balade tranquille à regarder le paysage… J’ai été surprise par la rapidité de ces chiens. Premièrement, je n’avais «que» trois chiens. Christian en avait attelé huit à son traîneau, mais le journaliste Jonathan Roberge, qui prenait des photos pour l’occasion, était assis dans son traîneau. Je croyais au départ avoir de la difficulté à suivre l’attelage de huit chiens. Mais ce ne fut pas le cas.

Du moment que Christian a commencé à mettre les attelages, les chiens sont devenus énervés. Ils savaient l’aventure qui les attendait. Même le pied bien enfoncé sur le frein, je craignais que les chiens décollent et filent à toute allure.

Cependant, ils ont attendu que leur maître et son traîneau partent d’abord. Pendant le «décollage» et les premières secondes de l’expédition, on a vraiment l’impression que les chiens courent à 60 kilomètres/heure! Je n’étais pas habituée à diriger, mes bras étaient crispés… Seulement une minute après, j’étais confortable! Trop confortable?

Disons que j’ai pris une courbe un peu trop vite… Les chiens et le traîneau ont pris la courbe, mais mon corps, non. Résultat: je suis atterrie sur un arbre et les chiens ont continué sans se rendre compte que je n’étais plus aux commandes. Par chance, Christian a arrêté les chiens et je suis sortie indemne, sans une égratignure, de mon aventure dans les boisés!

Les 14 kilomètres se sont bien déroulés! Nous avons traversé un champ, une forêt, une pinède, tout cela au coucher du soleil!

La randonnée a duré un peu plus d’une heure. Les chiens semblaient heureux de retourner au bercail, surtout qu’une gourmandise les attendait pour les féliciter.

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