Acokan: pour rejoindre la clientèle autochtone

Par Francine Beaupre
Acokan: pour rejoindre la clientèle autochtone
Tanya Sirois

C’est grâce à une initiative conjointe du Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) et du Centre de santé et de services sociaux du Haut St-Maurice (CSSSHSM) que la population autochtone pourra compter sur l’implantation d’une clinique au sein même des locaux du CAALT d’ici la fin 2014.

La clinique Acokan qui se prononce «a-jou-gane» et signifie «pont» en Atikamekw, est un modèle de services de santé et services sociaux en milieu urbain pour les autochtones du Haut St-Maurice. Pour Rémy Beaudoin, directeur général du CSSSHSM, il ne fait aucun doute que la population autochtone ne se reconnait pas toujours dans les services offerts.

«Les CSSS ont une responsabilité populationnelle c’est-à-dire que nous devons rendre accessibles les services équitablement à l’ensemble de la population», mentionnait-il. Et les statistiques de fréquentations du Groupe de médecine familiale par exemple, parlent d’elles-mêmes. La population autochtone ne se prévaut pas de ces services même s’ils sont disponibles. «Si nous ne les rejoignons pas, nous manquons à notre mission», estime le directeur du CSSSHSM.

«La clinique Acokan offrira des services de proximité culturellement pertinents et sécurisants», précise-t-il. Pour Christine Jean directrice du CAALT, ce travail de longue haleine en valait la peine, car les besoins étaient déjà identifiés. «On sait qu’il y a une forte prévalence du diabète par exemple. Un grand nombre d’autochtones souffrent de maladie chronique et nous savons qu’il sera plus facile de les rejoindre ainsi», expliquait-elle.

De façon concrète, ce partenariat permettra le prêt de service d’une infirmière à la clinique multiservice Acokan. «Notre objectif n’est pas de remplacer les services déjà offerts, mais bien de collaborer et mettre en place de nouvelles façons de faire afin de rendre accessibles les services auxquels la population autochtone a droit», ajoutait Mme Jean. «Nous sommes supportés par le Regroupement des Centres d’amitié autochtone du Québec qui offre un financement pour le déploiement de telles cliniques à travers la province», concluait Mme Jean

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