Six ans d’emprisonnent pour Jean-Paul Néashish

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Par Michel Scarpino
Six ans d’emprisonnent pour Jean-Paul Néashish

Le juge Jacques Lacoursière a rendu son verdict au Palais de justice de La Tuque. L’ancien chef de police de Wemotaci, Jean-Paul Néashish, a pris le chemin des cellules. Il écope de six ans d’emprisonnement dans des affaires d’agressions sexuelles commises entre 1966 et 2006.

En décembre 2015, l’accusé de 68 ans avait été déclaré coupable d’infractions de nature sexuelle commise à l’égard de cinq jeunes femmes, dont 3 avaient moins de 14 ans au moment des faits.

Un verdict de culpabilité avait été enregistré sur 10 des 13 chefs d’accusation qui avaient été portés contre lui.

«Tout bien considéré, le tribunal considère qu’une peine de six ans d’emprisonnement représente le seul moyen d’atteindre ces objectifs (…) c’est aussi la seule peine ayant un effet de dissuasion et de dénonciation du crime qui puisse avoir réellement un sens dans la communauté à laquelle l’accusé appartient», a indiqué le juge Lacoursière.

«On est très satisfait de tourner la page, c’est un dossier qui a débuté en 2011. Ce fut très difficile pour les cinq victimes, on est très satisfait de tourner la page pour ce qui est du processus judiciaire.

Selon Me Thériault, les victimes se sont dites soulagées lorsqu’elles ont appris la sentence.

« C’est un message qu’on lance aux autres victimes, peut-être, dans le futur, de faire confiance au système judiciaire», a ajouté Me Thériault

Selon ce dernier, un élément qui a fait la différence dans le présent dossier est la situation d’autorité de Néashish envers ses victimes. En effet, certains de ses crimes ont été commis à bord du véhicule de patrouille, alors que l’accusé portait l’uniforme de service.

« C’est quelqu’un qui a été au conseil de bande, qui a été policier pendant plusieurs années», a rappelé le procureur des poursuites criminelles et pénales.

Dans ce dossier, la couronne avait suggéré sept ans d’emprisonnement, un an de plus que la sentence ce qui a été rendue. La défense, pour sa part, avait demandé la peine provinciale, soit deux ans moins un jour.

Il doit aussi se soumettre à la Loi sur l’enregistrement des délinquants sexuels à perpétuité et il lui est interdit de communiquer de quelque façon que ce soit avec les victimes pendant son incarcération.

Quant à lui, l’avocat de Néashish, Me David Monagnan, ne sait pas encore si son client en appellera de la décision du juge Lacoursière. « Nous allons réfléchir»,  a-t-il simplement déclaré aux médias, à sa sortie du tribunal.

Quant à lui, son complice Marcel Boivin, ancien chef de Wemotaci, sur lequel pèsent également des accusations d’agression sexuelle, reviendra en cour en novembre.

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