Menaces et intimidation à l’endroit de Patrick Vaillancourt

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Par Bernard Lepage
Menaces et intimidation à l’endroit de Patrick Vaillancourt

Deux individus de La Tuque comparaîtront le 19 novembre prochain au palais de justice afin de répondre à des accusations de menaces et d’intimidation à l’encontre du journaliste de L’Écho de La Tuque, Patrick Vaillancourt.

Cette affaire fait suite à la publication d’un article dans la journée du mercredi 15 août sur le site web de L’Écho et qui traitait des condamnations relatives à l’opération Déluge.

En soirée, un des suspects a menacé de représailles le journaliste par le biais d’un message sur Facebook. Un passage notamment ne laissait planer aucun doute sur l’intention. Il y était ainsi écrit de « farmer ma grand geule sinon quelqu’un va faire ma fête et de watché mon back ».

Rappellons que l’opération Déluge a été menée le 14 avril 2011 contre plusieurs trafiquants de drogues sur le territoire de La Tuque. Plus de 25 000 comprimés de méthamphétamine avaient été saisis pour la plus grosse perquisition de cette drogue en Mauricie.

Dès jeudi matin, le journaliste de L’Écho de La Tuque s’est rendu au bureau de la Sûreté du Québec pour porter plainte. Les deux personnes visées par l’accusation ont été rencontrées peu après par des policiers. En attendant leur comparution en novembre, ils ont été libérées sous conditions, à savoir ne pas communiquer avec Patrick Vaillancourt ainsi que de ne pas se rendre à son domicile, ni à son lieu de travail.

Ce n’est pas la première fois que le journaliste de L’Écho de La Tuque est impliqué dans ce genre d’événement. En novembre 2010, un syndiqué de l’usine Smurfit-Stone s’en était pris physiquement à lui alors qu’il était occupé à recueillir de l’information sur le conflit de travail.

«Nous avons droit, comme journaliste, de faire notre travail qui est de rapporter les faits, sans être intimidé et sans recevoir de menaces. C’est un non sens en 2012 que de tels événements se produisent, surtout que ce n’est pas la première fois que j’agis publiquement pour porter plainte», déplore Patrick Vaillancourt qui œuvre au sein de L’Écho de La Tuque depuis près de onze ans.

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