Un Latuquois accusé de négligence criminelle causant la mort


Publié le 10 mars 2017

Accident mortel à La Bostonnais le 7 août 2012.

©(Photo TC Media Patrick Vaillancourt)

JUSTICE. Un jeune homme de La Tuque, Jean-Marie Desrosiers, devra subir un procès devant juge et jury pour répondre à des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort, de conduite dangereuse causant la mort, de négligence criminelle causant des lésions, et de conduite dangereuse causant des lésions en lien avec l'accident mortel survenu à La Bostonnais le 7 août 2012.

La juge Micheline Paradis n'a pas retenu l'accusation d'homicide involontaire suite à l'enquête préliminaire qui s'est déroulée sur deux jours mercredi et jeudi au palais de justice de La Tuque.

Jean-Marie Desrosiers devra revenir devant le Tribunal le 18 avril 2017 afin de pouvoir fixer une date de procès.

La peine maximale pour les accusations de négligence criminelle et de conduite dangereuse causant des lésions est de 10 ans, tandis que la peine maximale pour l'accusation de négligence criminelle causant la mort est la perpétuité, et la peine maximale pour conduite dangereuse causant la mort est de 14 ans.

Rappelons que l'accident du 7 août 2012 est survenu en après-midi au kilomètre 128 de la route 155 à La Bostonnais, peu avant la fourche pour se rendre vers le pont Ducharme.

Les victimes étaient deux Français, un homme et une femme de respectivement 48 et 47 ans, qui étaient en voyage au Québec.

Le groupe français était composé de trois couples circulant sur trois motos différentes, et d’un autre couple en véhicule. Les Européens venaient tout juste de terminer de manger à La Tuque, avant de prendre la direction du Lac-Saint-Jean. Pour une raison inconnue, la voiture qui arrivait en sens inverse a dévié de sa voie pour percuter de plein fouet les deux premières motos. Le conducteur de la troisième moto et celui de l’automobile qui suivait ont pu s’arrêter à temps. Les occupants de la deuxième moto avaient subi des blessures graves, tout comme le conducteur de la Mazda, Jean-Marie Desrosiers.

«Je ne comprends pas, soulignait le Français qui conduisait l’automobile. L’auto a changé soudainement de voie et les deux motos de mes amis ont été pulvérisées. On a vu une explosion et on a tout juste eu le temps de s’arrêter. Mais ce n’est pas possible!», avait confié le septuagénaire à TC Media.