Les aventures nocturnes d’un petit somnambule

Marie-Eve B. Alarie mbalarie@icimedias.ca

Les aventures nocturnes d’un petit somnambule
Andréa Girard et son fils, Benjamin Lanciaux. (Photo : (Photo courtoisie))

LIVRE. Inspirée par les déambulations nocturnes de son fils Benjamin, somnambule, la Latuquoise d’origine Andréa Girard a choisi de plonger dans l’écriture d’un livre jeunesse pour aborder le somnambulisme aux enfants et, du même coup, les amuser avec les petites aventures du jeune dormeur.

Le livre Benjamin se promène la nuit relate l’histoire de Benjamin, un jeune garçon somnambule qui se promène la nuit partout dans la maison. Sa maman doit le ramener sain et sauf dans son lit. Mais où se trouve Benjamin? Que fait-il? Et surtout, comment le convaincre de revenir se coucher? Le matin, à son réveil, le petit garçon pense avoir bien dormi, mais quand il pose la question à sa mère, il découvre qu’il n’a pas eu une nuit de tout repos!

« Benjamin a toujours eu des problèmes de somnambulisme. Quand j’en parlais, je remarquais que beaucoup de gens ont une perception un peu clichée du somnambulisme. Beaucoup étaient étonnés quand je leur disais que Benjamin pouvait parler et interagir avec les autres même en étant somnambule, raconte Andréa Girard. Lorsque ça arrive, je sais qu’il est somnambule par ses yeux vitreux et la façon dont il s’exprime. Tout ça m’a amené à me qu’il y avait quelque chose à faire pour montrer le somnambulisme. »

« Dans le livre, la mère raconte qu’elle ne peut pas se coucher avant minuit, que chaque soir, lorsqu’elle entend le craquement du plancher, elle le cherche et le trouve dans un endroit différent. Il est peu question de somnambulisme dans les livres adaptés aux enfants. J’aimerais que les enfants retiennent que le somnambulisme n’est pas une maladie si grave que ça, que ça ne s’attrape pas et que ça peut être drôle à vivre aussi », note celle qui est consultante pédagogique, formatrice et conférencière.

Elle a également impliqué son fils dans le processus. « Il n’a pas été mis à part. Je lui ai beaucoup parlé du processus d’écriture, de la structure du livre. J’ai fait la planification des idées et il m’a aidée à trier des idées, celles qu’on gardait et celles qu’on laissait aller. Il a appris aussi là-dedans. Il a pu voir le processus d’illustration du livre, il a approuvé, émis ses commentaires. Benjamin a été là à chaque étape et a même participé au lancement du livre », indique Andréa Girard.

Une première au Québec

Il s’agit également du premier livre québécois rédigé en écriture cursive. « Quand j’ai commencé à faire l’école à la maison, j’ai été étonnée de ne pas trouver de livres en écriture cursive québécoise. Le tracé de nos lettres cursives est différent de celui enseigné en France. Par exemple, en France, ils ne referment pas leur p et ça rend la lecture plus compliquée pour les enfants d’ici, explique Mme Girard. Le fait de ne trouver que des livres français en écriture cursive m’a encore plus motivée à aller de l’avant avec mon projet. »

Les échos qu’elle reçoit jusqu’à présent sont positifs. On lui a confirmé que le tracé québécois était assez bien fait dans le livre jeunesse. « Je crois que c’est un livre qui est intéressant comme première lecture », ajoute-t-elle.

On peut se procurer le livre Benjamin se promène la nuit sur le site de l’auteure au www.andreagirard.com/store et sur le site des Éditions de l’Apothéose. Il est aussi possible de le commander dans les librairies du Québec.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires