C’est la fin pour les Filles d’Isabelle

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Par Michel Scarpino
C’est la fin pour les Filles d’Isabelle
Quelques-unes des Filles d'Isabelle qui étaient toujours actives dans le mouvement au moment de la dissolution: Lise Grenon, Justine Perron, Denise Jeffrey, Denise Gaudreault, Micheline Bourassa, Réjeanne Beaulieu, Pauline Béland et Nicole Hébert.

Jadis fort actives, les membres du cercle Jeanne de Chantal des Filles d’Isabelle de La Tuque ont dû se résigner à fermer les livres.

La principale raison est le manque de relève, un contexte similaire à ce que vivent de nombreux clubs sociaux et de service.

«Il y a eu la pandémie, oui, mais nous avons eu plusieurs décès et on n’a plus de relève. On est toutes des personnes de plus de 75 ans, il y en a de 80 aussi», signale Denise Gaudreault, qui aura été la dernière régente du cercle Jeanne de Chantal.

Tout juste avant la fermeture, il y avait une soixantaine de membres, mais seules 18 étaient encore actives. Dans les années 80, on a compté jusqu’à 348 Filles d’Isabelle à La Tuque.

La Tuque leur doit beaucoup. Les Filles d’Isabelle ont organisé leur kermesse, le souper des Associations, elles ont participé à la Campagne du Gâteau, ont préparé des repas lors de funérailles. Elles ont aidé des causes comme l’Hôtellerie de Trois-Rivières de la Fondation québécoise du cancer, les Auxiliaires bénévoles. Elles ont tenu à bout de bras leur kermesse annuelle jusqu’à il y a quelques années, alors que c’est la maison d’hébergement le Toit de l’Amitié qui a pris la relève avec le Complexe culturel. Cet événement était une occasion de faire découvrir les talents artistiques de leurs membres et des Latuquois.

«On faisait des activités et avec l’argent qui nous revenait, on aidait des oeuvres», résume Mme Gaudreault.

Mais c’était d’abord et avant tout un groupe d’amies. À les voir, il est évident que ce l’est toujours. «Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on fait ça», assure-t-elle.

Les Filles d’Isabelle sont riches d’histoire. C’est Marie-Ange Rivard et une trentaine de membres qui ont fondé le cercle Jeanne de Chantal, en 1948. Le but était de regrouper les femmes catholiques dans une société fraternelle pour réaliser de nombreux projets pour le mieux-être de la communauté.

Denise Gaudreault affirme que d’autres cercles des Filles d’Isabelle de la Mauricie ont aussi dû cesser leurs activités pour les mêmes motifs.

L’Oeuvre de la soupe de La Tuque a tenu à leur rendre hommage, elles qui ont inspiré non seulement sa mise en place mais aussi son mode de fonctionnement.

Les régentes à travers les années

  • 1947 Marie-Ange Rivard
  • 1948 Anita Fournier-Fluet
  • 1949 Marthe Gignac
  • 1952 Josée Paré
  • 1957 Mariette Masson
  • 1958 Marie Demers
  • 1965 Gabrielle Demers
  • 1966 Jeanne d’Arc Ricard
  • 1969 Margot Dion
  • 1972 Blanche Filion
  • 1978 Rose Hélène Morissette
  • 1983 Diane Lachance
  • 1987 Thérèse Germain
  • 1991 Huguette Lemaire
  • 1993 Paula Blanchette
  • 1997 Hortense Ricard
  • 2001 Denise Jeffrey
  • 2005 Jacqueline Chevrette
  • 2009 Francine Cormier-Savoie
  • 2013 Gisèle Gaudreault
  • 2017 Denise Gaudreault
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