L’empreinte de la solidarité depuis 2002


Publié le 1 mars 2017

Jenifer Olsen et Annie Comeau, respectivement directrice générale et adjointe à la CDC.

©Photo TC Media Michel Scarpino

COMMUNAUTÉ. À La Tuque, la création de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-St-Maurice remonte à 2002.

Le milieu avait besoin d’une ressource pour supporter l’ensemble des groupes communautaires qui oeuvrent auprès de gens défavorisés. «Quand on parle de gens défavorisés, ce n’est pas qu’en terme économique. On a des personnes âgées, aisées financièrement, mais qui manquent de moyens pour effectuer des tâches quotidiennes. D’une manière ou d’une autre, on touche à l’ensemble de la population », donne en exemple Jenifer Olsen, directrice générale de la CDC. Entre autres objectifs, on retrouve également des formations offertes à ses membres en plus de favoriser le développement communautaire et créer des liens de solidarité et d’entraide entre les organismes, de même qu’entre ceux-ci et le milieu. Surtout, il n’est pas rare d’avoir vu l’organisme initier des mouvements de sensibilisation populaire, afin de soutenir les besoins des groupes communautaires latuquois, souvent laissés pour compte en cette période d’austérité budgétaire.

Tranquillement, l’organisme voit son financement de départ qui était de 20 000 $ par an et augmenter jusqu’à 70 000 $ ces années-ci. Il ne reçoit pas d’argent de Centraide.

L’organisme regroupe actuellement 27 membres, tous des organismes communautaires locaux : des organismes communautaires autonomes, des entreprises d’économie sociale, des coopératives.

La CDC bénéficie aussi du programme de reconnaissance des groupes communautaires de Ville de La Tuque, mais n’est pas éligible à l’aide de Centraide. «Nos sources de financement sont limitées», poursuit Mme Olsen, toutefois la CDC augmente ses revenus grâce à des activités d’autofinancement.

Anne-Marie Comeau (que tout le monde appelle Annie) travaille depuis toujours à la CDC. Elle en a même été la présidente, à un certain moment. Le bras droit de Jenifer Olsen, Annie est la ressource attribuée à la bonne marche du bingo, surtout dans la paperasse. Cette activité hebdomadaire (voir autre texte) constitue une source importante de financement et de visibilité pour la CDC.

Il existe 61 CDC actuellement au Québec, dont six en Mauricie.

«Au son» du tam-tam

Le site web du Tam-Tam communautaire est la vitrine de la CDC depuis septembre 2007. C’est un outil d’autofinancement pour la CDC, mais aussi de communication. On y trouve un répertoire des organismes, calendrier des activités, on y présente également les services des membres, les événements et les actualités.

« Quand je suis arrivé à la CDC, le plus grand défi des groupes communautaires était la visibilité. C’est encore cela, par ailleurs». Les objectifs de visibilité n’ont pas tous été atteints, les groupes communautaires manquent de ressources, donc de temps pour écrire. «C’est pour cela que le Tam-Tam communautaire est davantage un magazine web», précise Jenifer Olsen, le contenu est varié, on y présente des chroniques qui soutiennent nos causes.

Celle-ci et son conjoint, Ronald Tessier, un ancien journaliste, ont mis l’épaule à la roue pour développer cet outil de communication. Le contenu se veut complémentaire à ce qui est publié dans les médias traditionnels. D’ailleurs, le projet a eu de l’impact au niveau provincial : il a été cité par la Table nationale des CDC. «On a dépassé les 21 millions de pages visitées, annonce fièrement Mme Olsen. Quand je vais à la Table nationale, les gens envient la qualité de ce qu’on a comme site web».

Curieusement, le lectorat ne provient pas nécessairement que de La Tuque. Des textes signés par Richard Desjardins ont eu des échos jusqu’à St-Hyacinthe. La CDC pense même à réviser le contenu de son site pour le rendre davantage tourné vers les actions communautaires. «On a eu des demandes de collaborations d’écoles d’Afrique, pour des projets spéciaux, mais on n’a pas les ressources pour y répondre ».

La mission de la CDC

Assurer la participation active du mouvement communautaire au développement socio-économique du milieu, dans une perspective globale, alternative et solidaire.