Bingo de la CDC : un rendez-vous social d’abord


Publié le 1 mars 2017

Une des trois meneuses de jeu : Line Pilote.

©Photo TC Media Michel Scarpino

FRATERNISER. Il existe deux raisons de s’adonner au bingo hebdomadaire de la CDC. La première, tenter de faire des gains monétaires. La deuxième, la plus importante, faire du social, même briser l’isolement chez quelques participants.

Il n’y a pas beaucoup d’activités, en ville, qui rassemblent autant de femmes, d’allochtones et d’autochtones. Même qu’on commence à avoir plus d’hommes. Line Pilote

Le bingo de la CDC débute à 18 h 45 chaque mardi. Personne n’arrive cinq minutes avant. Les gens qui se rendent sur place jusqu’à trois heures avant le début des activités font légion.

Pour certaines personnes, ça constitue la sortie de la semaine, à travers les obligations familiales. On retrouve les amis. On placote. Plusieurs amènent leur lunch, qu’ils consomment sur place. D’autres, jeu de cartes en mains, tirent une partie. Certains même jumellent l’activité avec un souper au restaurant.

Linda Bilodeau arrive tôt pour son activité hebdomadaire. « J’arrive à 16h15, 16h30», signale-t-elle. Des gains ? «Des fois. On dépense, mais on gagne aussi», lance-t-elle en riant. Elle n’a aucun truc ou porte-bonheur qui attire les gains, s’en remettant totalement aux bons soins du hasard.

Antoinette Pronovost est une vraie mordue. Elle joue au bingo depuis 65 ans. Elle a joué au sous-sol de l’église Marie-Médiatrice, aux Chevaliers de Colomb, au Club de golf, entre autres endroits. Il lui arrive de gagner, de temps en temps, mais elle non plus ne se fie pas à un quelconque porte-bonheur pour attirer la chance.

«J’adore ça», lance une autre participante assidue, Claudette Moisan.

Une activité bénévole mur à mur

Les organismes communautaires qui bénéficient des profits générés par le bingo de la Corporation de développement communautaire s’impliquent bénévolement au bar du Club latuquois lors des soirées de bingo. Cela permet de redonner un peu à la CDC, mais aussi, pour les bénévoles, ça constitue une activité qu’on trouve intéressante. C’est le cas de Sylvain Hudon, animateur en chef à la Maison de jeunes, qui faisait le service au bar au moment où TC Media se rendait sur place. Sans répit, il s’activait afin de servir tout le monde.

« C’est un tailgate», emploie-t-il comme expression lorsqu’il aborde la période tout juste avant que sortent les premières boules du boulier. Ça bourdonne : tout le monde a besoin de café, de croustilles, d’eau ou de boissons gazeuses avant de débuter. Pas le temps de prendre une pause, on mangera quand la meneuse de jeu aura commencé à faire son travail.

Avec Nicole Poirier et Maggie Cloutier, Line Pilote est une des trois meneuses de jeu qui alternent au micro. Elle est présente chaque semaine pour aider les bénévoles.

« C’est intéressant, car quand on a commencé, on souhaitait avoir au moins une centaine de personnes. On jouait souvent autour de 85, 90 personnes. Depuis qu’on est ici, au Club latuquois, c’est toujours en haut de 100, 110, 120 personnes. C’est vraiment populaire» constate Mme Pilote. L’Alter Égaux, l’organisme dont elle est directrice, fut l’un des premiers à embarquer dans l’aventure du bingo en salle.

 «On a des dames de 90 ans qui viennent jouer. C’est leur sortie de la semaine. C’est une activité où les gens se retrouvent chaque semaine et ils ont hâte de se revoir», précise la trésorière de la CDC.