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L'Écho de La Tuque
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La ville cherche à comprendre le lac St-Louis

Patrick Vaillancourt par Patrick Vaillancourt
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Article mis en ligne le 23 septembre 2008 à 14:33
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La ville cherche à comprendre le lac St-Louis
Louis Loiselle.
La ville cherche à comprendre le lac St-Louis
La Ville de La Tuque a convoqué les médias locaux la semaine dernière afin de faire le point sur la situation actuelle du lac St-Louis et des cyanobactéries. Le projet pilote avec les ultrasons se poursuivra au cours de l'année 2009 et un autre projet provenant du ministère de l'Environnement pourrait aussi s'ajouter.
«Ville de La Tuque désire informer la population qu'il n'y a plus d'algues bleues au lac St-Louis, a affirmé Louis Loiselle, directeur des Services techniques et des Travaux publics. Le projet pilote aux ultrasons est toujours en cours et nous devrions obtenir sous peu les résultats à savoir s'il est concluant. En revanche, d'autres espèces d'algues se sont développées: des algues filamenteuses et des algues lemnacées. Ces algues ne sont pas toxiques et ne représentent aucun danger pour la santé des gens. Les résultats de nos échantillonnages le démontrent sans l'ombre d'un doute. Il est bien entendu que l'équilibre écologique des plantes aquatiques ainsi que leur développement ne se comparent pas entre l'été 2008 et l'été 2007. Les conditions climatiques vécues cette année, qui ont une incidence directe à ce sujet, ne ressemblent guère à celles de l'an dernier. Ville de La Tuque ne ménage aucun effort dans le but de trouver des solutions pour ce lac. Nous sommes les premiers à être désolés de la situation et désirons rassurer la population que les algues qui se trouvent actuellement sur le lac ne sont pas toxiques.»

Les algues filamenteuses et lemnacées

Malgré tout, la municipalité poursuivra ses tests sur le lac St-Louis au cours de la prochaine année. C'est donc dire que la baignade n'y sera pas autorisée. Les équipements nautiques seront prêtés au Club nautique de La Tuque, situé à la terrasse St-Maurice.
La chronologie des événements
C'est depuis le mois d'octobre 2007 que la municipalité tente d'enrayer le phénomène des cyanobactéries au lac St-Louis avec l'aide de quatre appareils à ultrasons. «À l'époque, le but était d'empêcher la prolifération des algues bleues, mais les ultrasons n'avaient pas encore été utilisés dans un lac naturel, explique M. Loiselle. La radiation ultrasonique brise le ballon contenu à l'intérieure de la cellule, qui meure ensuite. Les ultrasons tuent les cyanobactéries au fur et à mesure, ce qui empêche la prolifération, mais cela libère des cyanotoxines. Pendant un an, nous avons effectué un protocole d'échantillonnage pour les cyanotoxines et les cyanobactéries. Nous essayons de comprendre pourquoi la faune aquatique de cette année est différente de celle de l'an passé.»
«Le bloom des algues bleues est survenu à la fin de juin et au début de juillet, mais lorsque nous avons eu beaucoup de pluies, les cyanobactéries ont disparu et elles ne sont jamais revenues, précise Hélène Pelletier, directrice du service des loisirs et aussi biologiste de formation. Donc, nous n'avons pas été en mesure de voir si les ultrasons ont fonctionné. Nous devons poursuivre le travail pour la suite des choses.»

M. Loiselle soulignait une possibilité de quatre projets provenant du ministère de l'Environnement dont La Tuque pourrait profiter. «Ce sont des technologies visant à réduire le taux de phosphore. Il faut aussi penser que ça fait de 80 à 100 ans que le lac accumule le phosphore, il ne faut pas penser que la situation se réglera en un an. Nous demandons aux gens d'être patients.»

M. Loiselle a procédé à l'historique des travaux du lac St-Louis. En 1958, des travaux majeurs de construction de béton entourant le lac ont été réalisés. C'est vers la fin des 24 heures de nage, au début des années '80, que l'eau du lac a commencé à se dégrader.

En 1990, la municipalité a procédé à la naturalisation des berges et au retrait des murs de béton. Dans les années 1990, l'eutrophisation du lac est devenue inévitable.

Lors des années 2002 et 2003, des travaux d'aménagement ont été effectués pour améliorer la qualité de l'eau et pour éradiquer les barbotes dans le lac.

Les travaux ont porté leurs fruits puisque l'eau est devenue si belle, que la baignade a été possible en 2005.

Toutefois, cet épisode heureux s'est vite transformé en cauchemar puisque l'année suivante, on voyait apparaître les premières fleurs d'eau d'algues bleues sur le lac St-Louis. Depuis ce temps, la baignade demeure toujours interdite.

M. Loiselle a aussi rappelé l'étude de 1984. «Une étude sérieuse a été faite par le ministère de l'Environnement, et aucune causalité n'a été répertoriée pour la présence d'une source souterraine entre le lac Abattoir et le lac St-Louis. La question demeure depuis ce temps. Pourquoi le lac St-Louis est si mal en point si nous ne pouvons pas identifier d'où provient le phosphore? Nous pouvons retrouver des sédiments de 6 à 10 pieds d'épaisseur dans le fond du lac.

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Sophie Poguet

Commentaire mis en ligne le 25 septembre 2008
Bonjour
merci pour votre article intéressant
quel est l'appareil à ultrasons utilisé pour tuer les cyanobactéries ?
Merci par avance

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