Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Écho de La Tuque
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les pelouses: un terrain fertile

Article mis en ligne le 10 juin 2008 à 13:45
Soyez le premier à commenter cet article
Les pelouses: un terrain fertile
Transcontinental Médias, Mauricie (HJ)
Les pelouses: un terrain fertile
En Amérique du Nord, les surfaces gazonnées sont devenues, au cours des trente dernières années, les plantes les plus utilisées dans les aménagements paysagers. Cette popularité des surfaces gazonnées s’explique entre autres par leurs nombreux bienfaits environnementaux, leur faible coût d’installation ainsi que par leur rapidité d’établissement et de recouvrement du terrain. Les surfaces gazonnées sont utilisées à plusieurs endroits en milieu urbain comme les terrains résidentiels et commerciaux, les cimetières, les abords routiers, les terrains sportifs, les parcs urbains, etc.
Lorsqu’on regarde de plus près cette pelouse à l’apparence d’un tapis vert, on remarque tout d’abord que ce tapis est constitué de milliers de plantes pérennes (vivaces) ayant chacune un système racinaire dense ainsi qu’un feuillage abondant. Sous les brins de gazon, se forme une couche appelé « feutre » qui est en fait une couche de matière organique s’étant formée suite à la décomposition des tiges, des feuilles et des racines mortes de la pelouse. Ce feutre permet au gazon de résister au piétinement mais également de filtrer plusieurs composés chimiques et ainsi limiter leur migration vers les nappes phréatiques.

Dans ce tapis vert, se cache également une diversité biologique des plus impressionnantes. En effet, les pelouses de graminées supportent une faune diversifiée de microorganismes et d’invertébrés (ex.: les insectes) comprenant des herbivores, des ennemis naturels et des décomposeurs de matière organique. Trop souvent, la présence de ces organismes bénéfiques est méconnue par le public et les gestionnaires d’espaces verts. Pourtant, une meilleure connaissance de cette diversité est essentielle à une meilleure compréhension du rôle et du fonctionnement de l’écosystème d’une pelouse.
Des études scientifiques démontrent que…
Au Québec, jusqu’à ce jour, peu de données étaient disponibles quant à la biodiversité des organismes retrouvés dans les pelouses. Un projet d’une durée de trois ans fut réalisé de 2003-2006 à l’Université Laval afin de caractériser cette biodiversité dans deux types de pelouse soit une constituée à 100% de pâturin du Kentucky et une autre, plus diversifié au niveau végétal, avec 40% de graminées à gazon et 60% de plantes à feuilles larges (ex. : pissenlit, plantain, oxalide, etc.).

Les résultats de cette étude ont démontré que peu importe la diversité végétale, la même diversité d’arthropodes a été retrouvée soit:

-Plus d’une soixantaine d’espèces différentes;

-Plus de 34 000 arthropodes (millipèdes, araignées, insectes) échantillonnés annuellement;

Fait intéressant, la grande majorité (plus de 90%) de ces arthropodes était des organismes bénéfiques (prédateurs, décomposeurs)!

Dans cette même étude, le nombre d’organismes décomposeurs de matière organique a été mesuré dans les deux types de pelouses et ce nombre était deux fois plus élevé dans la pelouse de pâturin du Kentucky que dans l’autre pelouse plus diversifiée. Ces résultats sont d’ailleurs similaires à ce qui a été observé dans d’autres études américaines.

Comment expliquer cette abondance et cette diversité?

L’apport régulier de matière organique provenant de la pelouse et via les résidus de tonte;

L’abondance de proies pour les insectes prédateurs présents dans la pelouse;

L’importante densité végétale de la pelouse qui permet de réduire les variations d’humidité et de température au niveau du sol et du feutre, facteurs importants pour le développement et la survie des organismes qui vivent dans cet écosystème.

La pelouse n’est donc pas un milieu stérile et sans vie. Au contraire, il abrite des organismes vivants qui jouent des rôles importants dans la structure du sol, la décomposition de la matière organique et dans le contrôle des organismes nuisibles.

Source: Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Aimez-vous recevoir votre Écho le mercredi?
  • Oui
  • Non

Liens