Gio Batta Poiazzi a reçu une peine de trois ans d'emprisonnement pour des chefs d'accusation d'attentat à la pudeur. (Photo L'ÉCHO de La Tuque)
Trois ans de prison pour Poiazzi
Gio Batta Poiazzi a reçu sa sentence vendredi matin dernier alors qu'il avait plaidé coupable à des chefs d'accusation d'attentat à la pudeur. L'homme de 79 ans devra purger trois ans de pénitencier.
Les faits qui lui sont reprochés sont survenus entre 1959 et 1966. L'individu a atteint à la pudeur deux enfants d'âge mineur à l'époque, deux frères. Toutefois, une ordonnance de non-publication a été émise ce qui empêche les médias de dévoiler tous renseignements sur les victimes.
Au prononcé de la sentence, la juge Guylaine Tremblay a mentionné que Poiazzi avait une vision différente de la réalité, qu'il avait peu de remords et un niveau d'empathie minime envers les victimes. «Le défendeur a plaidé coupable pour éviter un procès médiatique. Il semblait être préoccupé par son sort.»
«Les victimes ont fait part des répercussions de ces actes dans leur vie et j'ai reçu ces témoignages comme étant des récits crédibles et honnêtes. Je souhaite que le fardeau soit moins lourd pour les victimes qui ont décidé de dénoncer ces actes», a ajouté la juge Tremblay.
Parmi les facteurs qui ont contribué à minimiser la peine, on retrouve l'absence d'antécédent judiciaire chez Poiazzi, sa déclaration de culpabilité et il a conservé un travail stable pendant sa vie.
Parmi les facteurs aggravants, la juge a mentionné le nombre de fois que Poiazzi s'est livré à des attentats et le nombre d'années sur lequel les événements se sont produits, la gravité des événements, et le peu de remord.