Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Écho de La Tuque
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La police militaire rejette les allégations d'agressions de prisonniers afghans

Presse Canadienne Article mis en ligne le 2 octobre 2008 à 23:00
Soyez le premier à commenter cet article
OTTAWA - Les blessures des deux combattants talibans capturés, il y a deux ans, n'ont pas été intentionnellement infligées par les officiers de la police militaire des Forces canadiennes, a affirmé le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC).
Le SNEFC a aussi déclaré que les prisonniers capturés par les soldats du groupe de combat de la Princess Patricia's Canadian Light Infantry en 2006 ont reçu des soins médicaux adéquats.
Il n'y a pas de preuve d'une tentative de dissimulation ou que la police ait volontairement tenté d'ignorer les incidents.
"Le SNEFC a consacré beaucoup de temps et de ressources à cette enquête complexe", a déclaré le lieutenant-colonel Gilles Sansterre.
Un professeur de l'Université d'Ottawa et avocat des droits de la personne, Amir Attar, avait lancé ces allégations explosives en janvier 2007, après avoir vérifié les dossiers des prisonniers transférés.
Les documents, obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information, démontrent que trois militants talibans ont été livrés à la police militaire par un seul interrogateur. Ils avaient tous des blessures au visage, à la tête et au haut du corps.
Amir Attaran a déposé une plainte contre la police militaire à la Commission d'examen des plaintes. Peu après, le service national des enquêtes, qui surveille les opérations des unités de la police militaire, a commencé son enquête.
Il a dit qu'il s'attendait aux conclusions de l'enquête. "Il y a quelque chose qui été entrepris de leur côté et dès le début, j'ai dit que je ne leur faisais pas confiance du tout pour faire une enquête parce que la police militaire ne peut pas enquêter afin de savoir si quelque chose de mauvais a été fait par la police militaire", a affirmé M. Attaran vendredi en entrevue.
Le SNEFC est une unité indépendante de spéciale de l'armée canadienne qui a été crée en 1997.
"C'est très clair que le Service national des enquêtes est une entité indépendante, a affirmé le lieutenant Sansterre. Nous travaillons directement pour le Grand prévôt des Forces canadiennes. La chaîne de commandement nous permet de faire une enquête juste et impartiale."
Une enquête séparée est actuellement menée par la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire.
Une troisième révision - une commission militaire d'enquête - au sujet du traitement des prisonniers en Afghanistan est aussi en suspend.
Deux des trois prisonniers ont été blessés après avoir été capturés par les troupes canadiennes dans un village du sud-ouest de Kandahar, ont conclu les investigateurs après avoir mené plus de 100 entrevues et avoir passé en revue plusieurs documents.
Selon l'enquête du SNEFC, le premier taliban a été blessé après avoir tenté de s'emparer du fusil d'un soldat. Le deuxième taliban aura subi des éraflures après avoir tenté de s'évader en sautant par-dessus un remblai.
"À la lumière des événements, il a été conclu que le personnel (des forces canadiennes) a utilisé une force raisonnable dans le cadre de leur travail", a affirmé le SNEFC.
Le lieutenant Sansterre a déclaré que le troisième prisonnier n'a pas du tout été blessé.
Le professeur Attaran a été étonné de ces conclusions et a affirmé que le document démontrait clairement que les trois prisonniers étaient blessés.
Il n'est pas tout à fait clair si les investigateurs canadiens ont réussi à retracer et à parler aux victimes allégués.
Plus tôt cette année, des dossiers médicaux détaillant le traitement de prisonniers à l'hôpital multinational de Kandahar ont disparu.
Quelques mois après les accusations du professeur Attaran, d'autres allégations selon lesquelles trois autres dizaines de prisonniers talibans - capturés par des Canadiens - ont été rendues publiques. Ces derniers auraient été torturés après avoir été livrés aux autorités locales afghanes. Ces accusations, qui ont ébranlé le gouvernement minoritaire de Stephen Harper au printemps 2007, ont fait l'objet d'enquêtes non-concluantes. Elles ont mené à l'adoption de politiques plus strictes sur le transfert des prisonniers.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net

  • Aimez-vous recevoir votre Écho le mercredi?
  • Oui
  • Non

Liens