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L'Écho de La Tuque
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Des centaines de personnes n'ont toujours pas accès à leur maison à Toronto

Presse Canadienne Article mis en ligne le 10 août 2008 à 23:00
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TORONTO - Des centaines de personnes vivant dans le quartier secoué par les explosions et les incendies de dimanche dans un dépôt de gaz propane à Toronto ne pouvaient toujours pas rentrer chez elles, lundi, à cause de la présence d'amiante dans l'air et des dommages causés à une dizaine d'édifices. On ne sait toujours pas quand elles pourront le faire.
Une centaine de résidences ne sont pas habitables pour des raisons de santé publique. Un cordon de sécurité en bloque l'accès, tandis que la ville a entrepris d'éliminer l'amiante trouvée sur les lieux.
Le problème avec l'amiante, a expliqué le maire de Toronto, David Miller, c'est que lorsqu'il est déplacé et qu'il se retrouve dans l'air, il devient dangereux pour les gens. Selon la Société canadienne du cancer, l'amiante est associé à un risque accru de cancer du poumon et d'autres maladies.
Six édifices dont la structure a été endommagée par les violentes explosions ont été jugés trop instables, et leurs propriétaires devront peut-être les faire réparer avant de pouvoir y retourner.
Mais les responsables de la ville se félicitent qu'aucun résidant n'ait été tué dans la catastrophe. Cependant, un pompier a été retrouvé mort sur les lieux, dimanche. On ne connaît pas la cause de sa mort. Aussi, un employé de l'entreprise de gaz propane manque toujours à l'appel.
Six personnes ont été traitées à l'hôpital, 18 autres se sont rendues d'elles-mêmes à l'hôpital et une quarantaine de personnes ont été soignées sur place, a indiqué M. Miller. Personne n'a été gravement blessé.
Des milliers de personnes avaient dû être évacuées à cause des explosions, survenues peu avant l'aube, et l'ordre d'évacution a graduellement été levé. La police a commencé à autoriser certains résidants à revenir dans le secteur vers 19h30, dimanche. Plus de 12 000 personnes vivent dans ce quartier.
Par ailleurs, à la suite de ces événements, le maire de Toronto s'est engagé lundi à effectuer une vérification des règlements de zonage pour tous les secteurs susceptibles de poser un danger pour les maisons voisines en cas d'explosion.
Des experts en assurance disent qu'il est encore trop tôt pour évaluer ce qu'il en coûtera pour nettoyer les lieux, mais la facture atteindra vraisemblablement les millions de dollars.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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