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L'Écho de La Tuque
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Les Canadiens sont épargnés par la crise alimentaire mondiale... pour l’instant

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 23:00
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OTTAWA - Les Canadiens sont encore épargnés par la crise alimentaire mondiale qui menace d'affamer certaines populations parmi les plus pauvres au monde.
Quand ils se rendent à l'épicerie du quartier, les Canadiens voient des étalages remplis et des prix qui n'ont à peu près pas bougé depuis l'année dernière, à l'exception de quelques items comme les produits de boulangerie, la farine et les pâtes.
Le Canada s'en sort même mieux que son voisin américain, estime l'économiste de la banque CIBC, Avery Shenfeld.
"Mais après avoir analysé ce qui se cache derrière cet écart exceptionnel, il est clair que la bonne fortune du Canada risque de disparaître en 2009", a-t-il soutenu.
Même si les offices provinciaux de mise en marché amortissent les coups, l'économiste note que les prix au Canada finissent toujours par s'arrimer à ceux des Etats-Unis. Et les prix plus élevés des cérérales, des engrais et des ressources énergétiques - particulièrement en 2009 alors que le huard ne sera plus un facteur de déflation - augmenteront les coûts pour les producteurs.
De plus, souligne M. Shenfeld, Ottawa a accepté de payer pour une réduction de 10 pour cent de la population porcine afin de faire grimper les prix.
Selon l'économiste, ces différents facteurs devraient faire augmenter les prix des aliments de 3,5 pour cent en 2009. Pas suffisamment pour provoquer des émeutes, mais assez pour sortir les Canadiens du confort dans lequel ils baignent jusqu'à maintenant.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, n'est pas de cet avis. M. Carney a récemment affirmé devant un comité parlementaire que l'inflation au Canada ne bougerait pas tellement pour le reste de l'année et pour une bonne partie de 2009, et que les prix des aliments augmenteraient modérément dans le pire des cas.
"Le Canada est dans une position relativement unique", a-t-il soutenu. M. Carney cite comme facteurs favorables la force du dollar canadien, un surplus de bétail et un marché alimentaire très compétitif avec des géants comme Wal-Mart qui ont élargi leurs spectres.
Le gouverneur de la Banque du Canada a aussi fait valoir que dans des pays développés comme le Canada, la hausse des prix des céréales a un impact minimal puisque les coûts généraux de ce que l'on mange sont davantage le résultat de la transformation des produits.
Les matières premières représentent seulement environ un pour cent du prix total sur l'étalage d'une boîte de céréales Corn Flakes, a soutenu M. Carney. Ainsi, une hausse subite du prix du grain ne ferait pas en sorte de rendre les produits céréaliers inabordables au Canada.
De façon générale, la composante alimentaire de l'indice des prix à la consommation s'est accrue d'un minuscule 0,4 pour cent au cours de la dernière année, bien que les produits de boulangerie aient été de 9 pour cent plus coûteux.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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