SAINTE-MARIE - L'ex-ministre Maxime Bernier nie en bloc les affirmations faites à son sujet par son ex-petite amie, Julie Couillard, dans un livre intitulé "Mon histoire" où elle étale une série de révélations embarrassantes touchant le député de Beauce.
En entrevue mercredi à la station CHEQ-FM, de Sainte-Marie, M. Bernier a classé le tout dans la catégorie du coup publicitaire. "C'est un coup de marketing, on le voit bien. Elle a devancé (la publication de) son livre. Le livre devait sortir le 15 octobre; le livre a été devancé pour profiter de la campagne électorale", a dit le député de Beauce.
M. Bernier a reproché à son ex-petite amie de l'insulter et d'insulter les Beaucerons en écrivant qu'il s'était montré méprisant à leur endroit.
"Ce que les Beaucerons savent, c'est que j'ai exprimé ma fierté d'être Beauceron, a-t-il dit. Je trouve ça vraiment choquant de voir qu'une personne m'insulte et insulte les Beaucerons pour finalement vendre des copies d'un livre."
Quant aux propos à l'effet qu'il aurait voulu éventuellement remplacer Stephen Harper, qu'il aurait commencé à recruter des appuis pour y arriver et qu'il aurait qualifié de manière méprisante son chef de "buveur de Pepsi", M. Bernier a nié le tout catégoriquement.
"C'est mon chef, c'est lui qui m'a fait confiance. J'ai travaillé avec lui, j'ai appris à le connaître. On voit l'intention de cette dame-là; c'est de me nuire à moi personnellement dans ma campagne électorale en Beauce et de me nuire à moi personnellement vis-à-vis des relations avec mon chef", a déclaré l'ex-ministre des Affaires étrangères.
Maxime Bernier n'a toutefois pas été appelé, durant l'entrevue, à répliquer aux propos de Julie Couillard à l'effet qu'il serait davantage préoccupé par son image que par les dossiers internationaux comme le Darfour ou l'Irak.
Pas un mot, non plus, sur le fait qu'il aurait lui-même laissé les fameux documents sensibles qui lui ont coûté son poste de ministre sur un comptoir chez Mme Couillard, lui demandant ensuite de les jeter aux poubelles.
Quant aux affirmations de Julie Couillard selon lesquelles Maxime Bernier aurait dit n'avoir aucun problème avec l'indépendance du Québec ou que le réchauffement climatique était une invention des écologistes, elles n'ont pas été abordées non plus durant l'entrevue.
Maxime Bernier ne s'est cependant pas fait prier pour attaquer la crédibilité de son ancienne petite amie qu'il a affublé au passage d'une série d'épithètes pas très élégantes.
"Ça provient d'une dame qui est présentement sous enquête de la GRC. C'est la même dame qui avait dit qu'il y avait des micros sous son lit. Ecoutez, on voit bien que c'est une dame qui est enragée et je ne commencerai pas à répondre à ces ragots-là, à ces folies-là. (...) Les gens voient bien que c'est une femme qui est vraiment frustrée et qui veut avoir de la gloire, veut avoir de la visibilité et prend tous les moyens pour ce faire. Moi, j'ai fait une erreur de sortir avec cette dame-là. Après ça, c'est du passé et je me tourne vers l'avenir", a-t-il dit.
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