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L'Écho de La Tuque
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Les biologistes veulent protéger Montréal contre la rage du raton laveur

Presse Canadienne Article mis en ligne le 17 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - Des agents de protection de la faune du Québec utiliseront des biscuits contenant un vaccin pour créer une barrière artificielle large de 10 kilomètres au sud de Montréal, pour tenter d'empêcher une variante virulente de la rage du raton laveur d'atteindre l'île.
Des équipes placeront dès la fin mai les biscuits dans des endroits fréquentés par les ratons laveurs et les mouffettes. L'exercice sera répété vers le milieu du mois d'août, quand les bébés nés ce mois-ci seront en mesure de mâcher les biscuits.
Un porte-parole du ministère québécois des Ressources naturelles, Pierre Canac-Marquis, a expliqué que cette opération devrait permettre de vacciner entre 70 et 75 pour cent des ratons laveurs dans la région ciblée.
Les responsables s'attaqueront aussi à une zone problématique le long de la frontière entre le Québec et le Vermont.
La rage peut infecter et tuer n'importe quel mammifère, y compris l'homme, mais les cas d'infection humaine sont peu courants.
Les responsables croient que le Québec devrait avoir éradiqué la rage sur son territoire d'ici six ou sept ans, comme l'Ontario a été en mesure de le faire neuf ans après la détection du premier cas.
Une région peut affirmer avoir éradiqué la rage sur son territoire après deux ans sans cas rapporté, selon les critères de l'Organisation mondiale pour la santé animale.
La maladie s'est approchée à 40 kilomètres de Montréal l'an dernier. A ce moment, 66 cas de rage ont été détectés près de Saint-Armand, et c'est dans cette région que les responsables concentreront leur attaque cette année.
Quelque 5000 ratons avaient été euthanasiés dans ce secteur l'an dernier, dans un rayon de cinq kilomètres autour de la municipalité.
Les responsables veulent empêcher cette variante de la rage d'atteindre l'île de Montréal en raison de la menace qu'elle représente pour les animaux domestiques. Si les chiens et chats étaient infectés, le danger pour les humains augmenterait.
Le Vermont, lieu d'origine des ratons et mouffettes infectés, semble remporter un certain succès dans sa propre lutte. Seulement 18 cas ont été rapportés cette année, contre 152 en 2007.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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