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L'Écho de La Tuque
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William Mullins-Johnson intente une poursuite de 13 millions $ en Ontario

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 octobre 2008 à 23:00
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TORONTO - Un Ontarien qui a passé 12 ans en prison après avoir été injustement reconnu coupable du viol et du meurtre de sa nièce de quatre ans a intenté une poursuite contre six médecins, jeudi, incluant un pathologiste pédiatrique sévèrement critiqué cette semaine par une commission d'enquête.
Dans une déclaration faite auprès de la Cour supérieure de l'Ontario, William Mullins-Johnson réclame 13 millions $ en dommages-intérêts punitifs et généraux au Dr Charles Smith de même qu'à l'ancien coroner en chef de l'Ontario, James Young, et son adjoint Jim Cairns.
M. Mullins-Johnson affirme dans sa requête que les défendeurs ont fait preuve de négligence et d'irresponsabilité dans leur conduite.
Agé de 38 ans, M. Mullins-Johnson a été arrêté et condamné dans les quelque 12 heures ayant suivi la découverte du corps de sa nièce, Valin, dans son lit à Sault Ste Marie, en Ontario, le matin du 27 juin 1993.
Il a été reconnu coupable de meurtre au premier degré et a passé 12 ans derrière les barreaux avant que de nouveaux éléments de preuve eurent révélé qu'aucun crime n'avait été commis et que l'enfant était morte de causes naturelles.
Au moment d'annuler la condamnation de M. Mullins-Johnson, en octobre 2007, la Cour d'appel de l'Ontario a conclu qu'une "terrible erreur judiciaire" reposant sur des preuves médicales présentant des lacunes avait eu lieu.
Mercredi, le juge Stephen Goudge a fait état de ce cas au moment de critiquer le Dr Smith, médecin naguère très respecté, ainsi que ses superviseurs, James Young et Jim Cairns.
L'arrogance et le manque de professionnalisme du pathologiste pédiatrique de même que l'absence de volonté des deux responsables à assumer leur rôle de supervision ont été au coeur de nombreux cas d'erreurs judiciaires survenus en Ontario, a conclu M. Goudge.
Le gouvernement ontarien a refusé de faire quelque commentaire que ce soit, jeudi, cette affaire se trouvant devant les tribunaux.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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