Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Écho de La Tuque
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Quand les bâtiments s’en vont en poussière

Michel Scarpino par Michel Scarpino
Voir tous les articles de Michel Scarpino
Article mis en ligne le 14 novembre 2008 à 13:35
Soyez le premier à commenter cet article
Quand les bâtiments s’en vont en poussière
L'immeuble berman en démolition.
Quand les bâtiments s’en vont en poussière
Spectacle désolant, diront certains, impressionnant, pour d’autres, la grue est passée en début de semaine. Un vieil édifice, l’Hôtel Berman, désaffecté depuis des lunes, est tombé.

Le centre-ville de La Tuque est en train de se débarrasser de certains de ses immeubles désuets qui étaient carrément devenus dangereux. On ne s’en cache pas, les propriétaires de ces bâtiments stressent tous les jours en raison du danger provoqué par la facilité déconcertante qu’ont parfois les individus à y faire intrusion. Le risque d’accident est malheureusement bien réel.

Très terre à terre tout ça. Dénué de toute nostalgie. C’est vrai. Mais a-t-on vraiment le choix ? L’hôtel Berman, qui est tombé sous le pic des démolisseurs, datait de 1910. 1910, avez-vous pensé ? C’était un an avant la fusion des villages de La Tuque et La Tuque Falls. Avant que les maires Wenceslas Plante, Alphondor Roy, Donat-E. Hardy, Wellie Juneau, et les autres, prêtent serment, eux qui ont marqué les balbutiements de notre ville. Il y a des morceaux de notre histoire qui, s’ils pouvaient parler, en auraient certainement long à raconter, mais malheureusement, leur état ne leur permet que de disparaître.

Bientôt, si ce n’est déjà fait, l’Hôtel de ville, ce grandiose bâtiment blanc du centre-ville, va subir le même sort. Lui aussi date des débuts de la reine de la Haute-Mauricie et a été témoin d’à peu près toutes les décisions qui ont façonné la région, telle qu’elle est aujourd’hui.

À l’aube du centième anniversaire de la ville, on est en train de tourner toute une page de l’histoire de La Tuque, avec la disparition de ces pièces maîtresses du décor qu’a toujours eu le centre-ville.

Comme quoi on doit regarder vers l’avant et laisser l’avenir faire son travail. Les jeunes, cette relève énergique sur laquelle on fonde beaucoup d’espoir, auront certes l’imagination et la créativité pour faire ressortir ce dont La Tuque a besoin pour continuer son essor.

Cette disparition d’immeuble a coïncidé, cette semaine, avec la fin des activités du Salon de quilles Royal, cette véritable institution du deuxième étage du Carrefour La Tuque. Plusieurs sont attristés par cette nouvelle, eux qui pratiquaient encore ce sport de façon régulière, avec les ligues qui ont contribué à créer combien de liens entre les latuquois ces dernières années. Chacun y est allé à un moment ou un autre. L’endroit, sans être Place Biermans, était synonyme de bon temps.

La Tuque sans salle de quilles ? Souhaitons que non. Peut-être le flambeau sera-t-il passé à un autre jeune, qui, animé par la passion de ce sport, aura le goût, sans réserve, de faire à nouveau résonner le bruit des quilles qui tombent dans un nouvel environnement.

Espérons que ce sera bientôt.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net


Liens