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L'Écho de La Tuque
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Le défi de notre région

Article mis en ligne le 13 novembre 2008 à 9:13
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Le défi de notre région
Inscrit dans le processus de planification stratégique, notre région est s’outille afin de diversifier son économie. Quelles sont nos possibilités de développement? Quel avenir pour notre population? Qu’est-ce que notre région a besoin pour réussir son tournant?

D’abord, se projeter dans l’avenir afin de partager une vision de ce que nous voulons être. Dynamiser notre milieu par l’audace et l’innovation. Adopter la théorie du « petit pas » : celle qui nous fait agir en encourageant les efforts de nos gens. Donner un visage à notre fierté et encourager le succès!

Notre slogan « Fais-le maintenant », nous incite à passer à l’action. À mettre le manteau du changement et les lunettes de l’innovation. On doit se réinventer, tout en consolidant nos secteurs traditionnels. On parle de définir une vision commune et de la réaliser, sur un minimum de 10 ans… Parce que changer le tissu d’une communauté, c’est long…

Quand j’imagine ma région, dans 10 ans, je la vois résolument tournée vers les solutions.

Je vois que, huit pour cent de notre territoire qui est composé de parcs et de réserves. Les produits de la région qui portent un sigle d’appartenance (branding). Une structure de support aux jeunes entrepreneurs, avec des mentors. Plus de cent places, privées, d’hébergement pour nos personnes âgées. Deux parcs éoliens et deux mini-centrales hydroélectriques, réalisé par un consortium développé avec la nation atikamekw. Des serres chauffées avec la biomasse forestière. Une pisciculture avec le surplus d’eau de Smurfit, rejeté à l’arrière du barrage. Une fromagerie avec des fromages produits ici. Une micro-brasserie avec des bières brassées ici. La production de masse de sapins de Noël. Le balisage de la rivière et le développement des services nautiques. L’embouteillage d’eau de source. Les surfaces pour les bleuetières seront multiplié par 10 et on crée de produits dérivés du bleuet (anti-oxydants / produits de beauté). Des élevages de cailles, lapins, faisans et cerfs rouges avec produits dérivés et cuisinés. Une entreprise de construction de maisons en bois rond.

Je vois aussi, le développement de produits forestiers non ligneux (PFNL) avec des aliments et additifs alimentaires, noix comestibles, champignons, fruits, herbes, épices et condiments, plantes aromatiques, résines, huiles essentielles, produits médicinaux, artisanaux, ornementaux et biocarburants. Un écolodge avec une table de produits du Haut-Saint-Maurice. Un écomusée sur la culture atikamekw, avec une présentation multimédia. Une auberge 50 chambres et un spa nordique sur le bord de l’eau, à 15 minutes du centre-ville. Des safaris d’observation de l’orignal. Des parcours de sentiers pédestres avec des refuges. Un parcours d’arbre en arbres et une via ferrata. Un centre de recherche sur la biomasse, avec l’UQTR et l’université Laval. Une réserve de ciel étoilé avec le développement de forfaits sur l’observation des étoiles. Un lien avec une ville jumelle, dans un autre pays, qui partage le même environnement et défis, pour mieux apprendre d’elle. Dix fresques historiques sur les murs libres des édifices du centre-ville, afin de lui donner du caractère. Notre région sera membre du Conseil du Paysage Québécois, parce qu’elle comprend que ses attraits en dépendent…

On doit identifier nos occasions d’affaire et les faire connaître. Beaucoup de nos jeunes ont des formations de pointe et aimeraient revenir s’installer dans la région, avec leur jeune famille. Tous ensemble, nous avons la responsabilité de leur ouvrir les portes et de les supporter dans leur démarche… Toutes les régions du Québec ont le même défi, avec les mêmes budgets de soutien aux entreprises de développement économiques (CLD/SADC). Un seul critère nous départagera : notre capacité à se serrer les coudes et à innover…

On aura besoin, d’un leadership politique fort, afin d’obtenir tous les investissements fédéraux et provinciaux nécessaires, ainsi qu’un leadership économique souple, s’adaptant aux changements. Un député au pouvoir sera un atout. Ça adonne bien, car d’ici une année (élections provinciale et municipale) les candidats auront à nous convaincre, de leur vision, de notre avenir commun.

Y a pas de talent à perdre !

Michel Garceau

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raymond chevrette

Commentaire mis en ligne le 15 décembre 2008

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