La Tuque se tourne vers une nouvelle économie
C’est lorsque l’occasion se présente de publier un cahier économique, qu’on se rend compte de la vivacité de l’économie régionale. Parce que depuis plusieurs mois, voire quelques années, les journaux ne font état que de la crise qui affecte l’industrie forestière. À force de voir les mises à pied survenir dans toutes les régions du Québec, on finit par penser qu’il n’y a plus d’avenir dans ce domaine et que les cheminées fumantes des usines relèvent maintenant du folklore.
Or, c’était sans compter sur l’inventivité et l’audace des gens des régions. Car celles-ci vont chercher à éviter que l’exode de leurs jeunes cerveaux ne se prolonge.
Prenez le temps de regarder votre cahier économique inséré dans la présente édition de L’Écho. Vous allez vite constater que cette photo du climat économique est appelée à changer. Au début du siècle dernier, il y avait les bâtisseurs, ceux qui ont érigé notre ville, telle qu’on l’a connue avec son usine, et tout ce qui a longtemps tourné autour. Maintenant, on fait appel aux « rebâtisseurs », qui vont poursuivre le travail.
Marco Lethiecq, directeur général de la Société d’Aide au développement des collectivités, a longuement parlé de la biomasse comme source future d’économie régionale. M. Lethiecq a rappelé qu’il existe de jeunes travailleurs, qui ont pris la relève des plus âgés, maintenant retraités, et vont chercher de bons revenus pour faire, eux aussi, tourner la roue.
La diversification de l’économie préoccupe le CLD qui veut continuer de placer des jetons dans l’industrie touristique. La rivière St-Maurice sera une pièce maîtresse de tout ce qui va se faire en interventions. Avez-vous remarqué que ce sont les visiteurs de l’extérieur qui nous font observer comment la rivière est majestueuse, combien la route est magnifique, panoramique, surtout en automne? Cela, alors que nous, on a tendance à fermer les yeux sur toutes ces évidences, parce que, justement, elles nous sautent aux yeux chaque jour.
Ce que nous racontent les visiteurs, quand ils parlent de nos attraits, c’est une invitation à développer ce qui les émerveille. De toutes les rivières du Québec, la St-Maurice est la plus belle, nous le savons. Elle pourrait maintenant devenir une pièce maîtresse de notre économie, et autrement que pour faire descendre des « pitounes » de bois vers le bas de la région.
Cette région, affirment plusieurs, est appelée à grandir. Parce qu’on va changer des portions de notre économie et parce qu’on veut y intéresser ceux qui souhaitent côtoyer les grands espaces, la qualité de vie et chasser le stress des grands centres.