Ronald Lynch St-Onge garde le sourire malgré la défaite. Photo L'Hebdo Jonathan Roberge
Ronald Lynch St-Onge se qualifie «Terminator» des élections
C’est un Ronald Lynch St-Onge de tout sourire qui a accueilli l’Hebdo du St-Maurice à la galerie d’art de Sainte-Flore. Même s’il n’a pu remporter la circonscription de Saint-Maurice – Champlain, celui que les gens ont qualifié du Barrack Obama de Shawinigan s’est montré très satisfait du résultat.
Au moment d’écrire ces lignes, seulement 17 pôles sur 240 n’ont pas été comptabilisés. Depuis une bonne heure, l’écart entre le candidat libéral et son adversaire Conservateur, Stéphane Roof, n’est que d’environ 2%.
«Je considère que je lui ai donné une sévère correction. Considérant mes ressources et le résultat final, considérant la machine derrière lui, je pense que la vraie machine, c’est moi. Je me considère le terminator de cette élection», souligne M. Lynch.
Lorsqu’il parle de machine, le candidat libéral fait allusion au budget électoral loin d’être équivalent.
«Doublez mon budget et mon équipe, je serais sans doute aux trousses de Jean-Yves Laforest. Si on compare les budgets de 50, voir 60 000 de M. Roof par rapport à environ 2200$ pour moi, je me considère un meilleur gestionnaire. J’ai obtenu de meilleurs résultats avec beaucoup moins de ressource. J’ai prouvé mon grand sens de l’organisation. Avec une plus grosse équipe, j’aurais évidemment été beaucoup plus performant.»
À défaut d’avoir des pancartes électorales, M. Lynch considère avoir obtenu l’appui inconditionnel des médias et a tenu à souligner l’aide de l’Hebdo du St-Maurice qui selon lui a exprimé intégralement tout ce qu’il a mentionné sans rechercher le sensationnalisme contrairement à d’autres médias.
«Le Globe and Mail s’est déplacé, CBC et LCN l’ont également fait. Pourquoi ? Parce que j’ai suscité la curiosité. Comment une personne avec aussi peu de ressources pouvait atteindre autant de résultats? J’ai donné raison aux médias nationaux de s’être déplacés. En temps normal, je ne devrais même pas être serré avec les Conservateurs. Je ne sais pas quelles excuses ils vont trouver. Je suis le seul à avoir fait campagne en amenant des idées, sans dénigrer personne.»
L’heure du bilan
Si tout était à recommencer, Ronald St-Onge Lynch referait exactement la même chose. Même avec plus de budgets, il n’apposerait pas d’affiches électorales considérant que c’est inutile, parce qu’un bon candidat se fait voir par ses idées et non ses pancartes. Pour le local électoral, encore une fois, pas de réel besoin. S’il en prenait un, il serait tout petit et modeste, «contrairement à celui de Stéphane Roof».
Pour ce qui est de la prochaine campagne électorale, M. Lynch sera prêt.
«J’y serai assurément. Je veux desservir le peuple en amenant mes idées, mes convictions et mes solutions. Je crois que si tout le monde s’était donné la peine de lire les solutions que j’ai mises dans les médias, ils auraient peut-être constaté que j’ai de bonnes idées. On ne peut toutefois de demander à tout le monde de me lire. On peut amener un cheval à l’abreuvoir, mais on ne peut le forcer à boire.»
Solange Cazeau
Commentaire mis en ligne le 26 octobre 2008quelques détails sur Ronald Lynch ST-Ongem Barack Obama de Shawinigan