Sur notre photo, nous apercevons Richard Blais, responsable des enseignants à l'École forestière, Gilles Renaud, directeur de l'École forestière, Danielle Bolduc, présidente de la CSÉ, Claude Leclerc, directeur général de la CSÉ, Luc Marchand, directeur à la recherche et au développement en foresterie, Samuel Provencher, étudiant, et Jean Boissonneault, représentant des entreprises. (Photo L'ÉCHO de La Tuque)
Une École-entreprise est née à La Tuque
Un nouveau parcours pour l’école forestière
L’école forestière de La Tuque a pris un nouveau virage cette semaine. Elle a créé une École-entreprise dans le but de bonifier davantage son offre de services auprès des étudiants qui envisagent la fréquenter.
Comme son appellation l’indique, l’École-entreprise voudra dépasser les coutumiers cours théoriques et pratiques offerts aux élèves. Luc Marchand, directeur de la recherche et du développement en foresterie, a remarqué que, les jeunes aiment se sentir impliqués dans les projets dans lesquels ils souscrivent. C’est précisément le but de l’École-entreprise : les jeunes y participeront comme dans toute entreprise, puisqu’elle est réelle. « C’est une nouvelle façon de faire. Ce n’est pas théâtral, c’est la vraie vie qu’ils vont découvrir », rapporte M. Marchand.
Ainsi, pour le bénéfice de clients, qui sont des entreprises de transformation du bois de la région, les élèves de l’École-entreprise procéderont à de véritables travaux d’entreprises avec tout ce que ça implique, même s’il faut arriver au travail à six heures du matin, par exemple, comme le font bien des travailleurs forestiers. Il y aura aussi la gestion de l’entreprise, en plus des travaux pratiques et de la récolte du bois de façon écosystémique.
On prévoit aussi une interrelation entre les différents programmes de DEP (Diplôme d’études professionnelles), participant au programme, pour enlever les possibles fossés entre gens de métiers différents
Luc Marchand ne s’en cache pas, cette initiative pourrait se traduire par une hausse des inscriptions en cette période où ce n’est pas nécessairement la manne pour tout ce qui enseigne les métiers de la forêt ou du papier. Une trentaine d’élèves pourraient être acceptés au départ. « On veut d’abord opter pour la qualité d’étudiants plutôt que la quantité », rapporte M. Marchand.
La Commission scolaire de l’Énergie indiquait que le ministère des Ressources naturelles effectuera, comme il le fait pour l’entreprise privée, à des contrôles aléatoires sur les opérations en forêt « pour dynamiser et concrétiser tous les aspects de la formation ».
On profitera même de la participation d’étudiants d’autres ordres d’enseignement et de chercheurs du Centre d’enseignement et de recherche en foresterie de Ste-Foy (CERFO) ainsi que de la faculté de foresterie et géomatique de l’Université Laval. L’École-entreprise pourrait en retirer une visibilité provinciale.
Une nouvelle qui survient au moment où La Tuque s’apprête à vivre un Symposium forestier, le 25 novembre prochain, où seront réunis bon nombre de partenaires qui oeuvrent dans ce domaine d’activités.