La BMW Hydrogène 7 2008, est alimentée grâce à deux sources d'énergie, l'essence et l'hydrogène. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Reportage-photos: De la fiction à la réalité, une voiture à l'hydrogène de passage dans la région
Avec l'augmentation vertigineuse du coût du baril de pétrole, certaines compagnies innovent en faisant place à de nouvelles formes d'énergie plus abordable. C'est notamment le cas de la compagnie automobile BMW qui a présenté lundi matin à l'Institut de recherche sur l'hydrogène (IRH) de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), son premier véhicule de série qui fonctionne à l'hydrogène.
La voiture, la BMW Hydrogène 7 2008, est alimentée grâce à deux sources d'énergie, l'essence et l'hydrogène. L'autonomie du véhicule grâce à l'hydrogène seul est d'environ 200 kilomètres. En y ajoutant le moteur à essence, on additionne 500 kilomètres au compteur.
Côté pratique, l'hydrogène est inséré et stocké dans le réservoir, situé dans le coffre arrière, à moins 253 degrés Celsius. Ce dernier sera transformé en gaz en étant chauffé et à la sortie on retrouve seulement des gouttelettes d'eau. Seule ombre au tableau, le remplissage du véhicule prend environ une dizaine de minutes et les stations services ne sont pas encore équipées à cet effet. Depuis deux ans, une centaine de BMW Hydrogène sillonnent les routes de l'Amérique du Nord. «Nous croyons que l'hydrogène possède un potentiel immense», fait savoir Alvaro Sousa, ingénieur de projet chez BMW.
Une venue appréciée
À l'IRH, on ne pouvait pas passer à côté de l'opportunité de présenter le véhicule à l'hydrogène. De plus, cette visite s'avère quelque chose de quasi unique au pays puisque les représentants de BMW ne font que deux arrêts au Canada, à Trois-Rivières et à Toronto.
«Avec l'IRH, nous voulons être reconnus comme une région qui assume le rôle de chef de file dans le développement de l'hydrogène», raconte André Paradis, vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique ainsi que vice-recteur aux études de cycles supérieurs et à la recherche par intérim de l'UQTR.
Jacques Bégin de l'IRH aborde dans le même sens. «Lorsque le prix du baril de pétrole dépasse 140 dollars, l'hydrogène devient compétitif. À Bécancour, l'usine Hydrogénal produit déjà 50% de tout l'hydrogène de la province. L'association des chambres de commerce a, elle aussi, compris le message en indiquant clairement dans les dernières semaines que l'hydrogène est la voie du futur.»