Érick Duchesneau est l’un des promoteurs du Centre d’aventure Mattawin.
Un village inusité verra le jour dans Mékinac
Projet majeur au Centre d’aventure Mattawin
Le Centre d’aventure Mattawin s’apprête à transformer l’hébergement traditionnel en une expérience hors du commun. Dès l’automne, l’entreprise envisage construire un véritable village au caractère inusité à même son camping, situé à proximité de l’Auberge Mattawin.
Ce village abritera plusieurs types d’hébergement: camping, auberge, écoched et tentes canadiennes se côtoieront dans la première étape du projet. Puis, à plus long terme, se greffera le camping en hauteur.
«On veut faire vivre une nouvelle forme d’aventure aux amants de la nature. On appelle ce concept "de l’hébergement d’expérience"», précise Érick Duchesneau, un des associés du Centre d’aventure Mattawin, avec Richard Lepage et Marc-André Plouffe.
Si le camping et l’auberge sont déjà des modes d’hébergement familiers, il en est autrement pour l’écoched et les tentes canadiennes. L’écoched est un chalet rustique, mais équipé avec de l’électricité et de l’eau courante, tandis que les tentes canadiennes sont des dérivés des tentes prospecteurs, mais plus luxueuses et comprenant des chambres séparées.
En ce qui concerne le camping en hauteur, il permet aux gens de passer la nuit… dans les arbres! Pour ce faire, le Centre d’aventure Mattawin construira des plates-formes suffisamment solides pour accueillir des campeurs. Ces plates-formes répondront à des normes de sécurité très strictes.
En attente de financement
Il y a déjà trois ou quatre ans que ces projets mijotent dans la tête des promoteurs. Ces derniers ont demandé l’appui du Centre local de développement (CLD) Mékinac, de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Vallée-de-la-Batiscan, et de quelques partenaires privés pour les aider à les financer.
Mais avant que tout débloque, ils doivent obtenir les permis nécessaires du gouvernement provincial. Érick Duchesneau s’attend à les avoir entre les mains à l’automne.
«C’est un projet quasiment exclusif. Ils sont très rares, au Québec, les campings réunissant plusieurs types d’hébergement. En fait, je crois qu’il n’en existe qu’un seul, au Lac Saint-Jean.»
Si les projets des trois partenaires – propriétaires du camping depuis 2003 – se concrétisent, le camping actuel sera méconnaissable dès l’an prochain. Soulignons en terminant que le site comprend actuellement 25 emplacements, ainsi que 15 km de sentiers pédestres aménagés.