Lettre à mon beau-frère
Voilà Marcel, c'est enfin terminé. Trois mois déjà depuis le fameux jour où tu as fait un pas, même un faux pas, vers ton représentant municipal pour verbaliser ton questionnement face à un dossier qui te tenait à cœur. Tu ne pouvais savoir qu'en lançant une simple phrase exprimant ton impatience, celle-ci serait aussi mal interprétée et étant par la suite dirigée vers l'autorité, te mènerait vers une si mauvaise aventure. Faire face à la justice, c'est déjà difficile de prime abord, mais voir ses paroles déformées, intensifiées paraissant encore plus odieuses, revoir un événement antérieur sans rapport ramené de façon erronée comme pour étoffer un dossier évidemment sans consistance sans ne rien pouvoir faire et dire, tout cela demande encore une bonne dose de tolérance.
Le pouvoir a toujours main-forte sur tout et passe partout, le protocole et les consignes avant tout.
Toi et bien d'autres saurez apprendre de cette mauvaise expérience. Plus de mal que de réelle peur dans cette histoire. Heureusement, on a admis ta gaffe et Le Toit de l'Amitié bénéficiera monétairement de ta pénitence.
Pour la paix de tous, on doit rester inerte. Sache que ton amertume, évidente mais réservée, je la partage et garderai en mémoire comme bien d'autres le fait d'avoir perdu beaucoup d'illusions et de confiance allant même vers une méfiance dorénavant envers des supposés aidants.
P.-S. : Si je médiatise ainsi mon feeling, c'est pour suivre une lignée déjà longuement empruntée, en espérant y mettre un terme avec une certaine sincérité.
Sincèrement, ta belle-sœur Louiselle Villeneuve