Michel Arseneault, président de la FTQ Photo, L'HEBDO JOURNAL
Le président de la FTQ s'arrête en Mauricie
La FTQ blâme Ottawa pour les problèmes de l’industrie forestière
Le président de la FTQ, Michel Arseneault effectue une tournée des régions. Il s’est arrêté à Trois-Rivières jeudi et évidemment, il a été longuement question des problèmes rencontrés par les travailleurs de l’industrie des pâtes et papiers.
Michel Arseneault est bien conscient que la Mauricie vit des heures difficiles. L’industrie forestière et papetière traverse une crise et des décisions drastiques sont prises. Les salariés écopent durement. M. Arseneault en veut au gouvernement fédéral. « Québec a fait sa part. Ottawa n’a rien fait pour aider les travailleurs. Comme dans le temps des problèmes de la sidérurgie dans les années 90, il aurait du mettre en place des mesures d’aide directe et créer soutenir les investissements. C’est comme si investir dans le secteur privé était devenu un péché mortel. »
Avec ses collègues dans la région, il surveille de près la situation chez Abitibi-Bowater ne ce qui a trait à l’avenir de l’usine Laurentides du secteur Grand-Mère. D’ailleurs, le vice-président du SCEP qui l’accompagnait, Renaud Gagné a tenté de se faire rassurant. « Ce serait mal, politiquement, que la compagnie ferme deux usines dans la même région. L’usine Laurentides a un potentiel. Il faut attendre de voir ce que la compagnie va décider. »
Il faut se rappeler que prochainement, la compagnie va déposer la phase deux de son plan de réorganisation. La phase un a été marquée par quelques fermetures dont celle de l’usine Belgo à Shawinigan.
Il y a un autre obstacle d’importance dans le dossier Laurentides La filiale Abitibi-Consolidated du nouveau géant du papier a des dettes de plusieurs centaines de millions de dollars. Elle tente actuellement un refinancement de la dette. Cette opération doit réussir sans quoi, c’est la faillite qui guette la papetière.
Et Kruger ?
La papetière Kruger, qui ne doit de compte à personne puisqu’il s’agit d’une entreprise familiale, est plutôt silencieuse. Pourtant, il s’y fait d’importantes tractations. C’est ce que nous a indiqué le délégué national du SCEP, Claude Gagnon, à l’issue de la conférence de presse de ses collègues.
« Autant chez Kruger Trois-Rivières que chez Kruger Wayagamack, l’employeur nous demande encore des concessions. Nous tentons de voir s’il est possible de réorganiser le travail pour éviter des pertes de temps et des coûts. Nous ne pouvons plus beaucoup couper dans les postes. »
Chez Kruger, il est difficile de rouvrir les conventions collectives au chapitre des salaires. Les négociations devaient se tenir avec Abitibi-Bowater pour le renouvellement des contrats et servir de modèle pour l’ensemble. Or, ces négociations ont achoppé parce qu’Abitibi-Bowater n’était pas en mesure de statuer sur l’avenir de ses usines.