World Beer Awards : deux autres prix pour la Pécheresse

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Par Michel Scarpino
World Beer Awards : deux autres prix pour la Pécheresse
Marc-André Ayotte et Michael Martineau (Photo : Archives)

Pour une troisième année, la microbrasserie la Pécheresse fait encore une belle récolte aux World Beer Awards.

Encore une fois, sa bière Miss Ghost y remporte un titre prestigieux. Elle vient de décrocher le prix de la meilleure Gose au Canada, comme elle l’avait fait l’année dernière. La première année, la bière avait eu droit au premier prix mondial. Puis, la M. Martinet, mise en marché l’an dernier, s’empare d’une médaille de bronze dans la catégorie des bières de fruits.

Les propriétaires, Michael Martineau et Marc-André Ayotte, apprécient la visibilité que donne le fait de remporter un aussi prestigieux prix.

«Il y a quand même beaucoup de microbrasseries qui participent», notent-ils.

Facteur déterminant, les bières font beaucoup de chemin avant d’être acheminées au jury. «Il faut que ta bière tienne le coup, on envoie quand même ça quatre ou cinq mois d’avance. On aime bien quand c’est bu le plus près possible, mais ç’a l’air qu’elles tiennent le coup. Elles font le trajet jusqu’en Angleterre […] On voit qu’on a une bonne balance dans nos produits, puisque la Miss Ghost est trois fois gagnante au Canada. Ça veut dire que le produit est relativement stable», évalue Michael Martineau.

«Ça donne une notoriété aux autres produits de la brasserie aussi, fait remarquer Marc-André Ayotte.

Ils avaient également inscrit leurs produits au World Beer Cup, mais ce sera partie remise : l’événement a été annulé en raison de la pandémie de la COVID-19.

On sait que les gens de la microbrasserie ont dû fermer à contrecoeur leur bar et leur terrasse au public pendant la saison estivale. Les portes de l’établissement demeureront fermées tant qu’on ne sera pas davantage fixé sur les consignes de la santé publique.

La production continue de plus belle

Par contre, la production s’est poursuivie. Par prudence, ils ont diminué un peu la cadence au début de la pandémie, mais ils ont rapidement vu que les gens continuaient de consommer leurs produits.

«On a été en rupture à l’extérieur de la Mauricie, tout l’été», racontait Marc-André Ayotte. La Pécheresse compte sur 200 points de vente au Québec, en plus de ceux de La Tuque. Le groupe s’est assuré de pouvoir desservir la région de La Tuque et la Mauricie d’abord.

Ce printemps, des ventes à l’auto ont permis aux deux propriétaires et à leurs employés de constater le soutien des Latuquois. «Ça nous a donné une confiance alors que la COVID était à son «peak» et qu’on apprenait les nouvelles au compte-gouttes. Un gros merci aux gens de La Tuque qui nous ont encouragés, c’était touchant», témoigne Michael Martineau.

«La première fois, on a créé un embouteillage jusqu’à l’hôpital, je pense», se rappelle-t-il également.

Ce genre d’événement ne se tient plus, mais il est toujours possible de commander directement via Facebook.

«On a repris le rythme de production qu’on avait avant la COVID», laisse entendre Marc-André Ayotte. Même si le pub est fermé, cinq personnes y trouvent encore du travail. Ce n’est pas l’ouvrage qui manque.

Les bières de la Pécheresse sont distribuées en canettes depuis l’année dernière, mettant encore davantage en valeur la signature de chacune d’elles. La réponse est excellente, qualifient-ils.

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