Réunion annuelle : la FédéCP et l’Association des trappeurs sous un même toit

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Par Michel Scarpino
Réunion annuelle : la FédéCP et l’Association des trappeurs sous un même toit
Les chasseurs et les pêcheurs ont rendez-vous à cette importante activité de la FédéCP. (Photo : Archives)

FAUNE.  Pour une première fois, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), région Mauricie et l’Association des trappeurs du Haut-Saint-Maurice s’uniront dans le cadre de la réunion annuelle de la FédéCP. L’événement sera présenté le samedi 22 février à l’École forestière de La Tuque.

L’événement, présenté à La Tuque depuis de nombreuses années, aura lieu le samedi 22 février à 13h. Les amateurs de chasse, de pêche et de piégeage de partout en Maurice y sont attendus à cette occasion.

Une douzaine d’exposants en matière de chasse, pêche et piégeage, ont confirmé leur présence jusqu’à maintenant.

L’Association des trappeurs entend y proposer des ateliers de dépiautage et une clinique pour enseigner comment fabriquer un pompon pour une tuque à partir de fourrure. Le président de l’Association, Michel Livernoche, rappelle que son groupe de 95 membres poursuit son objectif d’intéresser la relève au trappage. Dès 10h le matin, il sera possible de s’y rendre pour visiter les exposants et participer aux activités de dépiautage.

Assemblées générales annuelles

Le matin, les membres de la FédéCP de la Mauricie assisteront à leur assemblée générale annuelle. Celle de l’Association des trappeurs sera présentée en fin d’après-midi, après les conférences.

Des conférenciers fort intéressants

Les amateurs de chasse, de pêche et de piégeage ne voudront pas manquer les intéressantes conférences présentées en après-midi, soit dès 13h15. Dans un premier temps, la vétérinaire Guylaine Séguin viendra parler des maladies chez les animaux sauvages du Québec. À l’emploi du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, depuis 2011 en biosécurité et santé des animaux sauvages, elle a effectué un internat de perfectionnement en médecine zoologique et une résidence de spécialisation en gestion de la santé de la faune.

Puis, le conducteur de chiens de sang, Yves Martineau, traitera des éléments qui peuvent changer les résultats de chasse. Ce fondateur de l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec donnera des trucs et conseils en plus de parler de l’anatomie des trois grands gibiers (chevreuil, orignal, ours). Il a effectué 15 ans de recherche de gibier avec des chiens de sang.

Les places sont limitées et l’activité est au coût de 5$. On demande aux personnes intéressées à y assister de s’inscrire à l’avance, pour faciliter la logistique. Pour ce faire, on contacte Richard Blais vice-président régional de la FédéCP, à 819 523-7747 ou 819 676-9279. Les 100 premières personnes à se présenter sur place recevront un cadeau.

Les cerfs de Virginie

L’Écho a profité de la présence de MM. Livernoche et Blais pour leur demander s’ils avaient constaté, sur le terrain, une population de chevreuils plus abondante que les années passées. «Il y en a beaucoup, les populations sont en santé», confirme M. Livernoche. Selon ce dernier, on en retrouve davantage près du milieu urbain de La Tuque, puisqu’ils cherchent à s’éloigner des prédateurs, les loups, les coyotes.

Comme le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), il croit que l’autorisation de la chasse au cerf de Virginie dans la zone 26 ouest, à laquelle appartient La Tuque, pourrait influencer à la baisse les populations de chevreuils. «Ça va attirer beaucoup de monde ici», pense-t-il.

Satisfait de cette ouverture prochaine de la chasse au chevreuil, Richard Blais ajoute, pour sa part, que l’appâtage des animaux sera aussi réglementé et sera autorisé du 1er septembre à la fin du mois de novembre.

La chasse sera permise pour une période de six jours à l’arc et à l’arbalète et trois jours à la poudre noire ou au fusil, l’automne prochain.

Il n’y a pas que le cerf de Virginie qui fasse l’objet d’un plan de gestion de la part du MFFP. Le gouvernement publié le 18 décembre les plans de gestion pour cinq espèces. L’omble de fontaine, le touladi, l’ours noir et le dindon sauvage s’inscrivent également dans ce plan de gestion.

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