Sections

Comm’un vélo : des vélos communautaires offerts gratuitement

Un projet de volontariat du CJE


Publié le 15 septembre 2017

On reconnaît Steve Quessy, participant, Karine Pérusse, directrice générale du CJE, Jacky Pilote, intervenant, Brenda Néashish, Nikonik Ottawa, participants du projet. Absente sur la photo, Marie-Eve Laflamme, intervenante.

©Photo TC Media Michel Scarpino

COMMUNAUTÉ. Les vélos abandonnés, non réclamés ou donnés par la population pourront avoir une nouvelle vie, grâce au projet Comm’un vélo, mis sur pied ces derniers mois par le Carrefour emploi du Haut-St-Maurice (CJE).

10 vélos d’adultes et 4 pour enfants sont rendus disponibles gratuitement dans le cadre du projet mis sur pied pendant l’été. On pourra les trouver à deux endroits : au Parc des générations, situé au centre-ville et au parc des Érables.

«Le principe est simple : on prend un vélo, on l’utilise et on le rapporte à l’endroit où on l’a pris. C’est un vélo communautaire», résume Jacky Pilote, intervenant.

Simplement dans leur tentative de recherches emploi, on s’est aperçu que les jeunes n’avaient pas toujours de moyen de transport. Puisqu’ils ne possédaient pas de vélos, cela rendait la démarche de plusieurs d’entre eux ont encore plus difficile.

Selon M. Pilote, La Tuque est une des rares villes à offrir ce service gratuitement. « Il y a bien des endroits qui offrent des vélos communautaires, mais c’est en location», poursuit-il.

Chose certaine, si tous les vélos disparaissent, il se pourrait alors qu’on envisage un système tourné vers la location de vélos, l’an prochain.

Chaque semaine, des membres du projet vont se rendre à l’un ou l’autre des parcs afin d’effectuer la maintenance sur les vélos.

Cette initiative découle de la Stratégie d’action jeunesse du gouvernement du Québec, dont un créneau est dirigé via les Carrefours jeunesse emploi.

Ce créneau vise à encourager la persévérance scolaire ou le retour aux études, soutenir les jeunes en situation de vulnérabilité pour favoriser le développement de leur autonomie; multiplier les occasions pour les jeunes de s’engager dans des projets d’entrepreneuriat, de bénévolat et de volontariat ainsi que favoriser la participation des jeunes dans des lieux décisionnels.

C’est dans le cadre du volet volontariat que le CJE a lancé son projet.

Un projet profitable pour cinq jeunes

Les cinq jeunes, avec les ressources du CJE, ont ainsi pu profiter des facilités offertes par le Centre d’activités populaires et éducatives (CAPE) qui a prêté son garage afin que les réparations puissent être apportées aux vélos.

Il aura suffi d’un appel, lancé en juillet sur le réseau social Facebook pour recueillir près d’une quarantaine de vélos, alors qu’on en espérait une dizaine environ. «On a été débordé», avoue Marie-Eve Laflamme, responsable du projet. L’équipe s’est aussitôt mise à la tâche afin d’en réparer le plus possible. Selon celle-ci, le projet a constitué une incroyable occasion pour ces gens d’aller chercher de nouvelles compétences.

Des vélos qui ne roulent plus, des vélos rouillés qu’il fallait retaper, voilà le défi qui attendait les cinq jeunes de 18 à 29 ans impliqués dans le projet. Avec leur couleur noire, arborant l’inscription Commun’vélo en jaune, ils aujourd’hui ont l’air neuf.

«Les jeunes ont appris la minutie, puisque chaque vélo avait son bac. Ils ont sablé et peinturé les vélos. Après, un bénévole est venu nous donner un petit cours de mécanique, pour savoir comment démonter les pédaliers et les remonter, ajuster les freins, les vitesses», a fait remarquer Jacky Pilote.

En plus de celui d’offrir davantage de vélos, un des objectifs pour l’an prochain sera d’ajouter des endroits où on peut se les procurer. Il en reste une trentaine à réparer actuellement. Ils seront disponibles jusqu’aux premières neiges.

«On a recyclé 14 vélos et notre facture totale de matériel ne monte même pas à 700 $», disait Jacky Pilote. Plusieurs partenaires se sont greffés au projet dans la fourniture de matériel.

«Je ne connaissais pas ça du tout, j’ai vraiment beaucoup appris», confiait Brenda Néashish.