Trappage : une relève incroyablement intéressée


Publié le 24 janvier 2017

L’exposante Amélie Poliquin-Bouvette de Yamachiche, en train de préparer un castor.

©Photo gracieuseté.

TRAPPAGE. Le président sortant de l’Association des trappeurs du Haut St-Maurice Clermont Ricard et Michel Livernoche, administrateur de l’association, sont ressortis emballés de la journée d’invitation que leur groupe a présentée au Club Latuquois, dimanche pour stimuler la relève.

Si on réussit à intéresser les jeunes, il y a beaucoup de relève Clermont Ricard

Ils relèvent un bel exemple de collaboration entre les générations. Les deux trappeurs aguerris ont été agréablement surpris de voir le nombre de jeunes qui s’y sont présentés, ce qui leur fait présumer que la relève répond présente au rendez-vous dans le domaine du trappage.

«Nous avons eu au-delà de 200 inscriptions», relate Clermont Ricard. «Et nous avons compté 43 jeunes de 14 ans et moins» renchérit M. Livernoche.

La recette était excellente et simple à la fois : permettre aux jeunes de toucher aux animaux empaillés et leur montrer concrètement comment on dépèce l’animal, par exemple, avec des démonstrations pratiques.

Sur place, on retrouvait une dizaine d’exposants oeuvrant dans le monde du trappage.

Les jeunes et les plus expérimentés ont pu échanger. «Il y a des nouvelles techniques de trappage et il y en a de plus anciennes. Ça s’entrecroise. Le piégeage a beaucoup changé», constate Michel Livernoche.

Beaucoup de visiteurs

Les deux trappeurs ont remarqué une quantité importante de gens de l’extérieur présents dimanche. On est venu jusque de l’Ontario pour participer à cette journée. Pourquoi donc les gens de l’extérieur sont-ils attirés par le trappage dans le Haut-St-Maurice ? Les intervenants y sont pour quelque chose. «On est très proactifs avec la relève», n’hésite pas à faire remarquer Michel Livernoche. Les plus anciens trappeurs transmettent leurs connaissances aux jeunes, ce qui se faisait moins auparavant. Les filles se sont aussi fait très présentes au cours de la journée.

«Les mentalités ont changé. Auparavant, on arrivait avec de belles fourrures et on disait aux jeunes de ne pas y toucher. Depuis deux ans, on étend les peaux et on dit aux jeunes : flattez-les (…) Un enfant, il faut qu’il tripote la fourrure pour l’aimer», observe M. Ricard.

Les exposants, tous des jeunes, ont aussi fait part de leurs techniques. On pouvait aussi voir toutes sortes de fourrures «de l’écureuil à l’ours polaire». Outre des exposants de fourrure brute, on retrouvait également des artisans de la fourrure qui présentaient leurs produits finis, chapeaux, mitaines, fabriqués à partir de peaux d’animaux. Les communautés autochtones de la région ont aussi été invitées.

La table est mise pour un très gros événement, l’an prochain.

AGA

Tout de suite après la journée d’invitation, l’assemblée générale annuelle de l’Association des trappeurs du Haut-St-Maurice a été tenue. Sept administrateurs ont été élus : Clermont Ricard, Michel Livernoche, Anne-Marie-Pratte, Claude Bornais, Gaston Burquel, Stéphanie Larouche et Guy L’Heureux. Ces deux derniers sont de nouveaux administrateurs. La répartition des fonctions des administrateurs se fera un peu plus tard.

L’association compte 80 membres, dont une vingtaine de l’extérieur de La Tuque.

Cette peau d'ours a fait tourner bien des têtes.

©Photo gracieuseté.