«Sacrés objets» de TV5 tourne à Rapide-Blanc

Michel Scarpino michel.scarpino@tc.tc
Publié le 16 novembre 2016

Le tournage a été effectué récemment

©Photo gracieuseté - Paul Desbiens

SOUVENIRS. «Sacrés objets» de TV5 consacrera un segment d'une douzaine de minutes au village disparu de Rapide-Blanc, lors d'une émission qui sera diffusée à l'automne 2017.

Tout récemment, d'anciens résidents ont été conviés à se rendre sur les lieux de leur jeunesse avec l'équipe de la maison de production Toast.

On a ainsi réuni cinq anciens résidents, soit deux générations de gens. D'une part, d'anciens travailleurs de la centrale d'Hydro-Québec de l'endroit, âgés d'environ 80 ans et d'autres, dans la jeune cinquantaine. Par les témoignages entendus, on y fait ressortir le fait que le  village de Rapide Blanc a vécu une vie sociale et sportive riche, de 1928 à 1971, soit jusqu'au moment où Hydro-Québec automatisait la centrale.

Unanimement, les beaux souvenirs et les anecdotes fusaient. On a voulu s'enquérir de ce qu'était la vie dans le village de 53 maisons, toutes propriétés de la Shawinigan Water and Power, comptant un peu plus de 250 habitants qui vivaient avec de forts liens. Bon nombre d'images d'archives vont aussi être utilisées. On y relatera le vécu des anciens du village mais aussi le retrait d'une industrie, qui causa la fermeture de l'agglomération. Rapide-Blanc n'est pas le seul exemple d'agglomération ayant dû fermer pour parce que l'employeur principal devait cesser ou modifier ses opérations.

Le Latuquois Jacques Masson a beaucoup apprécié le tournage. L'homme de 84 ans a beaucoup de souvenirs de cet endroit, lui qui a d'abord été à l'emploi de la Shawinigan Water and Power. Il aime bien raconter la vie qu'on y retrouvait, les tournois de curling (dont un qu'il a remporté) mais surtout la chasse et la pêche, deux véritables passions encore présentes chez lui. Avec son épouse Louise Fluet, il a élevé cinq de ses sept enfants à Rapide-Blanc. Les Masson ont quitté le village en 1963 après 12 ans, à destination de La Tuque, voulant se rapprocher de la ville et des écoles pour ses enfants. C'est comme M. Masson avait senti l'étatisation ayant mené à la création d'Hydro-Québec qui s'est faite quelques années plus tard.

Sacrés Objets comportera 13 épisodes d'une heure et chacun d'eux relatera 5 objets disparus. Dans le segment qui nous intéresse, la thématique abordée sera celle des cartes. Quel est le lien avec Rapide-Blanc ? Le village fantôme a été rayé de la carte en 1971. La série est animée par Mathieu Quesnel, qu'on a vu à plusieurs reprises au petit écran. Outre les anciens habitants du village, une équipe technique formée de caméraman, preneur de son, directeur photos et réalisateur s'est aussi rendue sur place.

Photo gracieuseté - Paul Desbiens