Pont des Piles : des impacts négatifs pour le Groupe Rémabec

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Par Patrick Vaillancourt
Pont des Piles : des impacts négatifs pour le Groupe Rémabec
L'intersection de la route 359 et du chemin de Saint-Georges demeur un endroit stratégique pour la surveillance. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

LA TUQUE.  Le vice-président exécutif au Groupe Rémabec, Éric Bouchard, estime que les impacts sont négatifs pour l’entreprise et le Haut-Saint-Maurice depuis la fermeture du pont des Piles qui relie l’autoroute 55 à la route 155.

« On a beaucoup de retombées négatives, exprime d’entrée de jeu Éric Bouchard. La fermeture du pont des Piles a entraîné plusieurs problématiques au niveau de la logistique. On a plusieurs compagnies, une à La Tuque, une à Saint-Roch, une autre à Saint-Séverin, alors ça occasionne des casse-têtes qui sont multipliés. »

Seulement pour le Groupe Rémabec, pas moins de 750 véhicules empruntaient le pont des Piles. « Pour nous, nos expéditions se font la semaine, alors la problématique est concentrée du lundi au vendredi. On a toutes sortes de camions, que ce soit des camions de bois ronds qui viennent du sud pour alimenter Saint-Roch, que ce soit les sous-produits qui sortent de Saint-Roch ou de La Tuque, que ce soit nos produits finis qui sont chez Savco ou chez John Lewis… Imagine tout ce que tu peux voir comme camions qui se promènent en Mauricie, on en a un peu de tout ça », ajoute M. Bouchard.

Le vice-président exécutif indique que la majorité des ventes de l’usine John Lewis est destinée pour les États-Unis. « Le détour que les camionneurs doivent faire, bien souvent ils ne veulent plus le faire, et on avait déjà de la difficulté à trouver des camionneurs. C’est une bataille de tous les jours d’expédier nos produits. On n’en souffre pas tant parce qu’on est en basse saison, mais dans un mois on sera en haute saison, alors on se casse la tête de façon importante. Je vois l’été s’en venir de façon problématique. Quand on va arriver avec les villégiateurs pour la pêche, les 4-roues, les roulottes et tout le kit, oh mon doux que ce sera difficile », estime M. Bouchard.

Ce dernier ne pense pas que la production sera affectée, mais sans doute qu’il manquera d’espace à un moment. « Pour Savco, on a un enjeu de qualité parce que quand le bois est prêt, il doit être expédié pour ne pas être taché. Est-ce qu’il faudra ralentir pour s’adapter à la cadence de la livraison? C’est un réel casse-tête. Il faut compresser l’échéancier, et les coûts potentiellement supplémentaires pour le MTQ seront largement compensés par l’ensemble des coûts que les gens de la Mauricie et de la Haute-Mauricie vont avoir engagés, en plus de tout ce qu’il peut y avoir comme effets collatéraux. Il faut que ce pont revienne le plus rapidement possible. On ne peut pas penser passer un an ou plus de cette façon. »

Propos recueillis par Michel Scarpino.

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