Pierre-David Tremblay : un candidat conservateur vedette selon Duhaime

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Par Patrick Vaillancourt
Pierre-David Tremblay : un candidat conservateur vedette selon Duhaime
Le candidat conservateur de Laviolette/Saint-Maurice Pierre-David Tremblay en compagnie du chef Éric Duhaime. (Photo : Patrick Vaillancourt)

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) Éric Duhaime a officialisé la candidature de l’ex-maire de La Tuque Pierre-David Tremblay pour le comté de Laviolette/Saint-Maurice mardi matin à la marina de Grand-Mère à Shawinigan. La Mauricie devient donc la première région avec un candidat conservateur dans chaque comté.

« Tous nos candidats sont maintenant connus pour la Mauricie: Serge Lahaie dans Maskinongé, Karine Pépin dans Trois-Rivières, Steve Massicotte dans Champlain, et Pierre-David Tremblay pour Laviolette/Saint-Maurice. C’est un grand jour, une personne d’expérience, c’est quelqu’un d’important, il sera un de nos candidats vedettes », a commenté le chef Éric Duhaime.

Ce dernier a précisé qu’il a connu M. Tremblay l’année dernière à la suite d’une entrevue à la radio du maire, qui dénonçait la décision du gouvernement provincial de ne pas aller de l’avant avec le projet GNL Québec, ce qui aurait pu apporter un retour économique important pour la Ville de La Tuque. « Il était préoccupé par les finances publiques et il avait à cœur le bien de sa communauté en étant un bon communicateur », ajoute M. Duhaime.

M. Tremblay a indiqué qu’il adhère aux valeurs conservatrices. « J’ai une bonne connaissance du comté. Et pour mes motivations avec le PCQ, je veux qu’on conserve nos jobs et qu’on améliore nos jobs. J’ai été capable de voir qu’un vote pour le PCQ et pour l’équipe d’Éric Duhaime, c’est de se garder de l’argent dans les poches aussi. Ne serait-ce que pour l’équilibre budgétaire. Je partage les valeurs du parti et du programme. Pour l’économie et la fiscalité, c’est certain que d’enlever la taxe sur les biens usagers, c’est bien. Il y a aussi les exemptions personnelles pour nos impôts. Le chef prône d’enlever les taxes sur l’essence avec cet espère d’essoufflement qu’on a tous à la suite de la Covid. Il y a des choses qui seront faites, et ce que j’aime du PCQ, c’est que c’est réalisable. »

Le candidat a notamment parlé des ressources naturelles du comté, dont la foresterie. « À La Tuque, c’est 2000 emplois directs, à Shawinigan en incluant la Mauricie, c’est 6000 emplois directs. C’est un retour de 5 milliards de dollars, mais les petites municipalités ne touchent pas au fruit de ces ressources. »

Au cours de la dernière semaine, les médias ont annoncé que M. Tremblay était en réflexion quant à sa possible candidature dans le comté chez les conservateurs. À la suite de cette nouvelle, plusieurs Latuquois ont affirmé sur les réseaux sociaux qu’ils comptaient voter conservateur, mais qu’en raison du mandat controversé du maire Tremblay à La Tuque, ils n’allaient pas voter pour lui. Est-ce que M. Tremblay est le bon candidat pour M. Duhaime? « La controverse, je ne suis pas étranger à ça, répond M. Duhaime avec un sourire en coin. Ça ne me fait pas peur. Il faut toujours y aller avec la personne la plus compétente, et c’est normal en politique d’avoir moins ou plus d’affinités avec certaines personnes. J’ai vu l’accueil de membres qui sont relativement nombreux dans la circonscription, environ 900 membres, et l’écrasante majorité de ceux qui m’ont contacté était très heureuse de voir que M. Tremblay s’intéressait au PCQ. »

M. Tremblay a aussi été questionné sur sa motivation, notamment pour affronter la députée Marie-Louise Tardif, puisque c’était chat et chien entre les deux élus par le passé. « On aura le temps d’en jaser. Il y aura des débats sur des dossiers. Par exemple, la téléphonie cellulaire. Mme Tardif a annoncé le projet il y a deux ans pour la route 155, mais ce n’est pas fait. C’est le genre de dossier qui pourrait être réglé par le député. (…) Si je suis élu, au lieu d’émettre des chèques avec le budget discrétionnaire, je vais travailler en durabilité. Pour moi, ce n’est pas une reconnaissance de donner des chèques et que les organismes courent après leur chèque. Je voudrais qu’on ait le respect d’avoir de l’argent pour le milieu communautaire et que ce soit durable. Je vais travailler sur la durabilité et la reconnaissance, pas trois fois par année, mais à l’année pour ces groupes. »

 

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