Le changement d’heure rime avec le changement de piles 

Patrick Vaillancourt pvaillancourt@icimedias.ca

Le changement d’heure rime avec le changement de piles 
Alexandre Bilodeau, chef de la division à la prévention au Service de sécurité incendie de Ville de La Tuque. (Photo : L'Écho Patrick Vaillancourt)

LA TUQUE.  Grâce à la prévention réalisée par le Service de sécurité des incendies de Ville de La Tuque, le nombre d’incendies de bâtiments est en baisse depuis le début des années 2010, et tout commence par la prévention. D’ailleurs, si vous n’avez pas vérifié les piles de votre avertisseur de fumée, le changement d’heure est un bon moyen de se rappeler que ce geste peut sauver votre famille.

Alexandre Bilodeau est le chef de la division à la prévention depuis 2011. Le schéma de couverture de risques adopté en 2011 a apporté le service à se doter d’un volet prévention. « Ça permit de créer une réglementation en prévention pour appliquer un code de sécurité aux bâtiments. J’ai mis en place une équipe d’enquête pour les incendies afin de mieux déterminer les causes et les circonstances. Et ça permit de mettre en place des programmes de prévention mieux ciblés », explique le chef Bilodeau.

En l’espace de 10 ans, il y a eu une diminution notable du nombre d’incendies de bâtiment. « Avant 2010, on avait de 30 à 40 feux par année, et maintenant, on a entre 8 et 15 feux par année. Ce qui est très positif de voir une diminution de 50%, mais ça ne se fait pas en 1 ou 2 ans. Là, on est capable d’apprécier une belle tendance. »

Une des différences, c’est que la division de la prévention s’est attaquée beaucoup au ramonage des cheminées, comme plusieurs Latuquois chauffe leur résidence au bois.

Un autre travail de prévention important qui a été réalisé au cours des années est de visiter les différentes pourvoiries du territoire et leurs chalets locatifs. « On s’est aperçu que plusieurs chalets n’avaient pas d’avertisseur de fumée et de détecteur de monoxyde de carbone. C’est la responsabilité du propriétaire de s’assurer de la sécurité de leurs clients, et notre travail est d’agir comme leur bonne conscience. Maintenant, c’est rare de visiter un chalet locatif sans l’un ou l’autre des avertisseurs », ajoute M. Bilodeau.

Un schéma de couverture de risques d’un territoire est en constante évolution, c’est pourquoi le schéma adopté en 2010 est déjà en processus de révision pour une nouvelle adoption en 2023.

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