Élections provinciales : La Tuque dresse sa liste de demandes 

Michel Scarpino mscarpino@icimedias.ca

Élections provinciales : La Tuque dresse sa liste de demandes 
L'Hôtel de ville de La Tuque (Photo : Archives.)

ÉLECTIONS. Ville de La Tuque a profité de l’actuelle campagne électorale pour interpeller les candidats. Elle veut connaitre l’aide que Québec compte apporter aux régions ressources comme la Haute-Mauricie.

La Tuque souhaite des redevances pour les régions où il y a de l’exploitation des ressources naturelles « pour compenser les impacts sur les infrastructures municipales et le temps des ressources humaines municipales qui y sont consacrées, sans pénaliser le milieu industriel qui paie déjà sa juste part ».

La Tuque veut que la superficie du territoire soit prise en compte dans les programmes d’aide financière du gouvernement. Cela éviterait aux régions comme La Tuque, d’être pénalisées parce qu’elles disposent d’une importante superficie, mais sont peu populeuse.

Québec devrait aussi créer des incitatifs financiers alléchants pour que les entrepreneurs viennent construire des logements abordables en région éloignée, où la marge de profits est moins importante que dans les grands centres.

La Tuque estime que Québec doit revoir le mode de financement des municipalités, « car elles doivent faire face à de nombreuses responsabilités qui ont un impact direct sur le portefeuille des contribuables, notamment en lien avec les changements climatiques ».

Dans sa liste des priorités, la Ville ajoute le déploiement des projets de fibre optique « pour assurer des services Internet et l’accès à la téléphonie cellulaire partout au Québec, incluant sur tout le territoire habité de l’agglomération de La Tuque, ainsi que tout le tracé de la route 155 ».

Autres demandes

Elle estime aussi que, dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre, Québec devra augmenter la flexibilité du milieu de l’éducation pour offrir plus de formations ciblées à La Tuque afin de répondre aux besoins en main-d’œuvre des entreprises.

La ville estime qu’en raison de sa situation géographique, de l’éloignement de ses voisins, elle devrait être reconnue par le gouvernement du Québec pour son caractère unique. Une situation qui a un impact financier difficile à supporter pour une population de 11 000 habitants.

La campagne électorale, estime la Ville, de concert avec l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM), est une occasion de rappeler aux chefs de parti le rôle important que jouent les municipalités dans la vie quotidienne des citoyens et qu’elles doivent obtenir un meilleur soutien financier de Québec.

« Le gouvernement a beaucoup d’argent dans ses coffres en ce moment et cela permet de faire beaucoup de promesses, mais l’important pour nous c’est de vraiment améliorer la vie des citoyens et ça, ce sont les municipalités qui peuvent le faire. Même si le gouvernement baisse les impôts, si de notre côté on est obligé de monter les taxes, ça ne donne rien. Il faut créer du changement dans nos façons de faire actuelles. Les régions ressources ont encore plus besoin d’aide, parce qu’on a des défis que les grandes villes n’ont pas. Il faut qu’on améliore nos performances en matière d’environnement, qu’on investisse dans nos infrastructures, qu’on aide nos entreprises, qu’on crée de l’emploi, qu’on trouve une solution à la crise du logement, etc. Le gouvernement doit nous donner les moyens de répondre aux attentes des citoyens », estime le maire, Luc Martel.  

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