Audrey Goulet, nouvelle directrice adjointe à L’ÉFLT

Michel -Scarpino mscarpino@icimedias.ca

Audrey Goulet, nouvelle directrice adjointe à L’ÉFLT
Audrey Goulet

L’École forestière de La Tuque (ÉFLT) a une nouvelle directrice adjointe. Enseignante à L’ÉFLT depuis 2006, Audrey Goulet assiste Gilles Renaud à la direction de l’école. Elle est entrée en poste le 10 janvier.

Spécialisée dans l’enseignement de l’aménagement de la forêt, a déjà enseigné dans d’autres DEP relatifs à la forêt.

Originaire de La Tuque, Mme Goulet entrevoit sa nouvelle fonction avec un enthousiasme bien perceptible.

Elle pourra poursuivre son métier d’enseignante dans une certaine partie de sa tâche, ce qui lui sourit, car elle apprécie aussi le travail terrain

« En aménagement de la forêt, c’est environ 30 % de théorie et 70 % sur le terrain. On est dehors, beaucoup », remarque-t-elle.

Le directeur de L’ÉFLT, Gilles Renaud, a mentionné que Mme Goulet est la première membre de la direction de L’ÉFLT à avoir déjà obtenu un diplôme d’études professionnelles en foresterie de cette école, avant ses études en enseignement.

Toute jeune, elle savait qu’elle allait travailler plus tard dans emploi lié à la forêt. «Mon père travaillait dans le domaine forestier, raconte Audrey Goulet. C’est là que j’ai commencé à m’y intéresser. J’ai vu une femme qui mettait de la peinture sur les arbres. J’ai demandé ce qu’elle faisait, elle était mesureuse de bois. J’avais 7 ou 8 ans. C’est là que l’idée a germé. Je savais que c’est ça que je voulais faire »

Formation générale

Il y a de nombreuses nouveautés à l’ÉFLT, qui évolue constamment pour s’adapter aux besoins des élèves. La nouvelle directrice adjointe fait remarquer que la formation générale aux adultes ne consiste plus qu’en des cours de mathématiques et de français. Des ateliers en éducation physique sont également offerts au gymnase de l’école -Champagnat. Les élèves obtiennent des crédits pour ces cours. Une nouveauté fort motivante, selon Audrey Goulet : « C’est une période qu’on a mise le matin, volontairement, pour stimuler l’étudiant, pour qu’après, il soit plus ouvert aux apprentissages ». Cette demande avait été soumise par le conseil des étudiants. Entre 35 et 40 étudiants fréquentent actuellement la formation générale aux adultes de L’ÉFLT.

Un atelier de la gestion du stress et de méditation est également proposé. «Quelqu’un qui voudrait s’inscrire en formation générale aux adultes pour cet atelier pourrait le faire », ajoute-t-elle.

Le matin, des ateliers de motivation sont présentés aux élèves, sous différentes formes.

Une quinzaine d’élèves sont en francisation, un aspect important des activités de L’ÉFLT. «Le groupe de francisation est hétérogène. Ils sont ensemble, peu importe le niveau. Il va y avoir des discussions, des activités pour qu’ils puissent cheminer à leur rythme », rapporte -Audrey Goulet, selon laquelle le nombre d’élèves en francisation n’a jamais été aussi élevé.

Une classe de réussite autochtone réunit une dizaine d’élèves. Ils réalisent des projets à raison de deux heures par jour.

Vous voulez en savoir plus long ? Une journée portes ouvertes pour la formation générale aux adultes aura lieu le 17 mars. On pourra rencontrer des membres du personnel sur place, afin de connaître l’offre de service de L’ÉFLT.

L’ÉFLT peut aussi accompagner les élèves dans l’obtention d’aide financière en les aidant à remplir les formulaires ou en les dirigeant vers les organismes appropriés.

C’est le temps de s’inscrire

Il est déjà possible de s’inscrire pour les cours en aménagement de la forêt, protection et exploitation des territoires fauniques qui débuteront en août prochain. Des formations en arboriculture, en élagage et en abattage commenceront en septembre prochain. Il est déjà possible de s’informer.

L’ÉFLT accueille beaucoup de gens de l’extérieur de La Tuque et on remarque qu’il y a de plus en plus de personnes immigrantes qui s’intéressent aux formations offertes. En formation professionnelle, les gens de l’extérieur de La Tuque constituent d’ailleurs la majorité de la clientèle.

Il y a plusieurs années, la foresterie avait mauvaise presse, on disait qu’elle ne représentait pas un domaine d’avenir pour l’emploi. Les choses ont bien changé. Les forestiers étant un service essentiel pendant le confinement, les opérations forestières ont continué : « -Les gens ont eu l’intérêt, de sortir dehors, d’être plus près de la nature. On le voit dans les inscriptions en foresterie ».

De l’emploi, il y en a dans le monde forestier, assure Audrey Goulet. « Oui, il y a eu une crise en 2006, mais rapidement, c’est revenu depuis plusieurs années. On ne diplôme pas autant d’étudiants qu’il y a d’emplois disponibles. La pénurie, tout le monde la vit, nous aussi ».

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