Année de restructuration pour le Centre de bénévolat

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Par Michel Scarpino
Année de restructuration pour le Centre de bénévolat
Dans l’ordre habituel, on reconnaît Réjean Leclerc, nouveau président du Centre de bénévolat, Mélanie Parent, secrétaire du conseil d’administration, Patricia St-Arnaud, administratrice et directrice du Carrefour d’action bénévole du Haut-Saint-Maurice, Audrey Bouchard, administratrice et directrice du comité de défense des droits sociaux, Alain Riendeau, trésorier et Gilles Lévesque, administrateur. Absente sur la photo, Sarah Beaumont-Gaudet, directrice des Travailleurs de rue. (Photo : Michel Scarpino)

La prochaine année en sera une de changements pour le Centre de bénévolat de La Tuque. Au lieu des bons alimentaires échangeables en épicerie, l’organisme se tourne vers l’aide offerte par la Centrale alimentaire de La Tuque pour les personnes qui se retrouvent en situation de vulnérabilité. Ces dernières années, le Centre de bénévolat devait limiter le nombre de bons offerts par personne, vu la grande demande.

Une restructuration découle des efforts de la concertation pour la sécurité alimentaire, formée de plusieurs organismes destinés à venir en aide aux personnes défavorisées de la région.

«On a voulu adapter la manière de travailler du Centre de bénévolat pour l’ajuster à la réalité actuelle. La mission du Centre de bénévolat va rester en priorité l’aide aux personnes démunies. De manière générale, la priorité est au niveau de l’aide alimentaire», indique Alain Riendeau, trésorier et porte-parole.

Il explique qu’avec la quantité et la qualité des denrées alimentaires recueillies à la Centrale alimentaire, la pertinence des bons d’épicerie était moindre. On pense d’ailleurs être en mesure de bonifier les paniers qui sont offerts à la Centrale alimentaire et d’offrir une aide sur une base régulière. Le fait de pouvoir profiter des spéciaux sur les produits en épicerie permettra d’en faire profiter plus de gens.

«Rien ne nous empêche de commander des fournisseurs pour être capable de distribuer des fruits et légumes frais, profiter des spéciaux sur des produits de consommation courante», ajoute M. Riendeau.

La Centrale sera dorénavant la porte d’entrée pour demander des services du Centre de bénévolat.

«Si c’est un besoin alimentaire, on va être en mesure d’y répondre ici, si le besoin des autres, ce sera un point de référence. Les gens vont être référés à l’un des partenaires qu’il y a autour de la table», a également précisé M. Riendeau.

«L’aide est alimentaire, mais on va plus loin. On aide les gens dans autre chose que l’alimentation quand ils en ont besoin, soit des nouvelles bottes, des manteaux d’hiver», rapporte Audrey Bouchard, membre du conseil d’administration.

Les principaux partenaires sont Carrefour d’action bénévole du Haut-Saint-Maurice, les travailleurs de rue et le comité de défense des droits sociaux.

«L’idée de la concertation (en sécurité alimentaire) est de s’assurer que les organismes qui viennent en aide aux personnes démunies aient les ressources pour mieux aider ces personnes-là», mentionne le trésorier.

Les besoins sont à la hausse et l’achalandage à la Centrale alimentaire va également en augmentant.

Le Carrefour d’action bénévole du Haut-Saint-Maurice a d’ailleurs fait l’embauche d’un cuisinier afin de transformer de la nourriture restante en mets préparés.

Les administrateurs du Centre de bénévolat ont tenu à souligner l’implication de la présidente sortante, Louise Armstrong, qui a consacré les 20 dernières années à cette cause. On sait que le Centre de bénévolat tire ses revenus exclusivement de la Campagne du Gâteau.

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