2021 : l’année de la relance économique

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Par Michel Scarpino
2021 : l’année de la relance économique
La députée de Laviolette- Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif. (Photo : L'Echo)

RELANCE. La députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, l’affirme : 2021 sera l’année de la relance économique.

Les conséquences économiques de la pandémie de la COVID-19 ont été cruelles pour les petits commerçants. Aussi, rappelle-t-elle qu’un plan de relance économique sera mis de l’avant par son gouvernement. Ce sera un des éléments forts de l’année qui débute. Parmi les priorités de 2021, il y a la revitalisation des entreprises, particulièrement les artères commerciales de La Tuque. Mais plusieurs autres dossiers sont menés par celle qui représente la circonscription de Laviolette-Saint-Maurice depuis 2018.

La vaccination

Attendue par plusieurs, la vaccination contre la COVID-19 sera aussi mise de l’avant ces prochaines semaines. «On espère que le maximum de personnes ira se faire vacciner. C’est important pour qu’on retrouve une vie plus normale».

Les Latuquois pourraient bien y avoir accès prochainement, après les communautés autochtones et des CHSLD qui ont pu commencer la vaccination.

Les paramédics

Le projet pilote des horaires à l’heure des paramédics se terminera, on le sait, 9 février. Mme Tardif a effectué les démarches pour que le projet devienne permanent.

Elle croit que les récentes statistiques qui ont été dévoilées par le CIUSSS-MCQ justifient que c’est une nécessité pour le vaste territoire de La Tuque.

«C’est pour la sécurité de nos gens. On devrait trouver des enveloppes financières pour poursuivre cela de façon permanente», assure-t-elle.

On devrait être fixé de façon définitive d’ici peu.

La téléphonie cellulaire

La municipalité de Lac-Édouard est maintenant branchée à la fibre optique. «L’Hôtel de ville, la bibliothèque sont branchés. À partir du printemps, deux tours seront installées et d’ici la fin de 2021, les citoyens de Lac-Édouard vont pouvoir être branchés. Ils vont avoir un service autre que par satellite», confirme-t-elle.

Le dossier chemine donc très bien selon elle, mais elle appelle les municipalités à s’inscrire pour les programmes gouvernementaux pour leurs secteurs qui sont moins bien servis par la technologie.

«Tout ce qu’il y avait dans l’ancien programme «Québec branché», pour Saint-Roch, Grandes-Piles, La Tuque, les endroits qui sont moins branchés, là aussi ça s’en vient. Mais, il y a encore des programmes fédéral-provincial et il faut appliquer, car il y a des secteurs, comme le chemin Panneton ou à La Croche, il y a des baux de rue qui ne sont pas couverts. Il faut vraiment que la municipalité et le fournisseur déposent un projet de demande, parce que l’argent est là. C’est maintenant».

La foresterie

Le gouvernement du Québec mettrait de l’avant une stratégie pour la production de bois, pour éliminer le gaspillage. «On va s’orienter vers une innovation. On va essayer que la foresterie soit davantage innovante. Oui les 2×4, mais (il faudra produire) autre chose que les 2×4».

Elle ne peut s’empêcher de glisser que la future scierie de Wemotaci s’inscrira exactement dans cette optique, elle qui produira des billots de bois surdimensionnés. «Actuellement, il n’y a pas d’usines de sciage qui peut scier du bois de cette dimension-là. Ils vont pouvoir faire des poutrelles. C’est un beau projet, il est assez avancé», indique Mme Tardif.

Annoncée en octobre dernier par le Conseil des Atikamekw de Wemotaci et la Société en commandite Scierie Tackipotcikan, l’usine sera construite au coût de 3,5M$ et créera une quinzaine d’emplois durables à Wemotaci. Ses opérations devraient débuter à l’été 2021.

Les pourvoiries, les Zecs et les jeunes

Malmené par la pandémie, comme l’industrie touristique en général, le secteur des pourvoiries et des Zecs recevra du soutien de Québec. Des prêts pourraient leur être consentis afin d’accentuer les efforts en marketing, quand la pandémie sera chose du passé. «Ce seront des programmes avantageux de relance», prévoit Mme Tardif.

Mais la députée se soucie de ce que vivent les jeunes, elle qui en a rencontré virtuellement, pour connaître leurs préoccupations.

«On parle beaucoup des aînés, mais on a les jeunes aussi. Veut, veut pas, il y a un soutien à donner aux organismes communautaires, tant au niveau des maisons des femmes, les autochtones, les jeunes qui vivent de la détresse psychologique. Toutes ces choses-là qu’on voit augmenter malheureusement en temps de pandémie. On va aussi poursuivre le soutien à l’intégration des nouveaux arrivants, parce qu’il faut qu’on les garde», détaille Mme Tardif.

Les appartements Libère-toit

La députée poursuit son travail pour la construction éventuelle d’une résidence pour une clientèle en santé mentale à La Tuque (les appartements Libère-toit) et à Shawinigan (J’ai mon appart). Les 32 unités de logement du projet de La Tuque devraient prendre place, on le sait, à l’emplacement de l’ancien marché Métro Gagnon, sur la rue Réal, dans le cadre d’un projet de 9,5M$

«C’est quand même à court terme (la réalisation du projet) on ne parle plus de moyen terme. Les plans sont avancés, il pourra y avoir une pelletée de terre dans la prochaine année», envisage Marie-Louise Tardif.

Selon les étapes de réalisation dévoilées, la livraison du bâtiment pourrait se faire à l’été 2022, si tout se déroule comme prévu.

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