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Une fin de saison «miraculeuse» en agriculture


Publié le 12 octobre 2017

Production agricole.

©Photo TC Media - Archives

AGRICULTURE. Les producteurs agricoles de la région et du Québec se dirigeaient vers une saison désastreuse en 2017, jusqu'à ce que Dame Nature se décide à réchauffer les terres en septembre.

Le président des producteurs de grains de la Mauricie, Claude Chartier, qualifie la température chaude de septembre et octobre comme étant «un vrai miracle».

«On se dirige vers une saison 2017 un peu au-delà de la moyenne, commente M. Chartier. Mais à la fin du mois d'août, on s'attendait à ce que ça ne soit pas super pour le maïs et le soya parce que les plans n'étaient pas arrivés à maturité. Avec la chaleur que nous avons eue en fin de saison, ç’a changé la donne. C'est un miracle pour nous!»

Certains agriculteurs avaient subi un premier coup au printemps dernier avec les inondations dans certains secteurs. En plus de la pluie qui était au rendez-vous pendant la majorité de l'été, ce sont les températures froides qui compliquaient aussi les choses pour les agriculteurs. «C'est la maturité des plans qu'il manquait, et si on avait connu un gel au sol en septembre, ce qui est déjà arrivé, ça aurait été catastrophique. On est présentement au cœur de nos récoltes, et habituellement c'est plutôt en septembre qu'on fait ça. C'est certain qu'on doit travailler plus parce qu'on est décalé.»

M. Chartier est dans le domaine de l'agriculture depuis près d'une quarantaine d'années, et à la présidence des producteurs de grains de la Mauricie depuis 10 ans. Est-ce que Claude Chartier a déjà vu une saison aussi particulière? «Avec un printemps et un été aussi désastreux, et ensuite un automne chaud comme nous avons eu, non je n'ai jamais vu ça.»

M. Chartier a constaté que les saisons se tassent depuis quelques années. «On s'aperçoit depuis les dernières années que les printemps sont plus froids, et les automnes sont plus chauds. On dirait qu'on est décalé d'un mois. Être un agriculteur, c'est un pari qu'on fait chaque année avec la température. La seule chose avec laquelle nous pouvons jouer c'est les unités thermiques pour ralentir ou augmenter la croissance des plants pour qu'ils arrivent à maturité.»