Blocus de la nation Atikamekw

Publié le 27 juin 2012

Voici un communiqué acheminé par la députée du comté St-Maurice Champlain concernant le blocus des opérations forestières du territoire mené par les Atikamekws.

«Suite au blocus des chemins forestiers et du chemin de fer du Canadien national en Haute-Mauricie ce matin par les membres des communautés Atikamekw de Wemotaci, Opitciwan et Manawan, la députée fédérale de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain se dit préoccupée du peu de considération accordée à la Nation Atikamekw par le Gouvernement fédéral. En effet, ce blocus survient après l’achoppement des négociations territoriales entre les Atikamekw et le fédéral. Qui plus est, le Gouvernement fédéral n’a même plus de négociateur pour régler un dossier vieux de plusieurs décennies.

Les Atikamekw vivent des conditions économiques particulièrement difficiles, engendrées par la colonisation et l’exploitation des ressources naturelles sur leurs terres ancestrales. Nous avons l’obligation morale et les capacités matérielles pour régler les injustices historiques qui ont engendrées la pauvreté et les problèmes sociaux qui s’ensuivent dans ces communautés. Le Canada, au cours de son histoire, s’est fait le défenseur des plus démunis du monde et a pourtant oublié qu’en son sein vivaient des nations qui elles aussi avaient besoin des leviers économiques nécessaires au développement social. Les Atikamekw sont oubliés de tous les pouvoirs politiques et nous avons l’obligation de négocier.

Aujourd’hui et non demain, nous devons manifester notre solidarité avec ces communautés qui ont besoin de notre appui mais également de notre respect. Le respect de la Nation Atikamekw doit se matérialiser dans la reconnaissance des droits ancestraux et dans la signature d’un accord négocié qui permette le développement de ces communautés. La prospérité chez les Atikamekw passe nécessairement par une entente de nation à nation. Les jeunes Atikamekw ont le droit à des logements convenables et à des écoles identiques à celles du sud. Les Atikamekw ont le droit d’envisager l’avenir, à tous égards, comme l’envisage la majorité des Canadiens. Les Atikamekw interpellent aujourd’hui notre sens de la justice et de l’équité. Le Gouvernement conservateur doit entendre la voix des Atikamekw et se rasseoir à la table de négociations.

Lise St-Denis

Députée fédérale de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain.»