«L’année passée, 41 équipes ont participé à la classique, ce qui représente une augmentation d’environ 10% cette année avec cinq canots de plus, explique M. Bellemare. C’est très bon parce que si on compare avec les autres courses au Québec et aux États-Unis, il y avait des baisses de 10 à 15%.C’est certain que nous avons seulement 5 canots de plus, mais avec la période qu’on vit avec la relève qui n’est pas prête, on va le prendre. Certains canotiers plus âgés, comme Al Weirding, ne font plus la classique. On est très content du nombre d’équipes cette année.»
Est-ce que des jeunes sont prêts à prendre la relève? «Pour le Québec, la relève est en Mauricie, affirme le directeur général. Il y a une école de canotage et des jeunes de 9-10 ans ont commencé à apprendre la technique en faisant des compétitions avec les professionnels. Mais ceux-là ne seront pas prêts avant 6 à 8 ans. Le problème, c’est que les jeunes participent deux à trois ans, et ils abandonnent. Quand une équipe dépasse cinq ans dans le canot, on les a pour 25 ans ensuite. Ce sont les cinq premières années qui sont les plus dures dans un canot, parce qu’ils manquent d’expérience et c’est plus dur. Aujourd’hui, c’est plus facile de pitonner que de faire 200 heures de pratique sur la rivière.
La compétitionÀ moins d’une énorme surprise, le tandem Lajoie-Triebold devrait défendre son titre avec succès cette année. Selon M. Bellemare, tout peut se jouer dans les positions 2 à 10. «Selon moi, Lajoie et Triebold auront encore une fois une avance de 8 à 10 minutes sur le 2e à l’arrivée de la première étape à St-Roch. De la 2e à la 10e place, il y aura une très grosse compétition. Ce n’est pas parce qu’ils viennent de chez nous (Shawinigan), mais les frères Blais ont une chance d’accéder au podium.»
Est-ce qu’une partie de la course pourrait se jouer à l’arrivée au sanctuaire à Trois-Rivières par le fleuve St-Laurent comme la fatigue sera présente? «Il va y avoir du challenge, mais encore une fois ce sera entre la 2e et la 10e place, soutient M. Bellemare. Les équipes du Québec ont un avantage sur celles américaines puisque plusieurs duos sont allés sur le fleuve comparativement aux Américains. Mais l’entrée au sanctuaire, c’est 783 mètres sur le fleuve, ça ne fait pas une grosse différence sur cette distance.»

