La meilleure performance a été enregistrée par le tandem de Sylvain Greffard et Jules Baillargeon avec une 14e position. «On est bien content parce que nous avons atteint notre objectif, signale Sylvain Greffard. On voulait rentrer dans les 20 premiers, mais personnellement je savais qu’on pouvait terminer dans les 15 premiers. Ç’a été une belle classique malgré les heures d’entraînement qui nous manquaient.»
Le duo ne sera pas de retour l’an prochain. Les deux canotiers se concentreront sur la relève : leurs enfants. Toutefois, si Sylvain reçoit une proposition, il pourrait bien être de retour sur la rivière St-Maurice en septembre prochain.
Au départ à La Tuque, le duo Greffard-Baillargeon a joué la carte de la sécurité. «L’année passée, on était coincé avec d’autres équipes à une bouée. Ce n’est pas dans les 15 premières minutes que la classique se joue. On a ensuite rattrapé les équipes à la première étape. Nous avons eu un bon départ à la deuxième étape, mais les bateaux et les pontons ont causé des problèmes au deuxième peloton dont on faisait partie. Même qu’une fois, on s’est retrouvé perpendiculaire à la rivière tellement il y avait de la vague. Ce n’est pas parce que les bateaux allaient vite, mais plutôt en raison de l’accumulation de vagues. Il y avait des équipes qui étaient vraiment enragées. On a dû se battre contre les vagues pendant 30 minutes. Ensuite, ça s’est replacé et nous avons encore pu remonter des équipes. À la troisième étape, nous avons eu un autre bon départ, mais nous avons été coincés à la bouée devant l’Hôtel des Gouverneurs. On a dû faire du canot de rattrapage, et l’équipe qu’on suivait est allée dans le gros bouillon aux rapides des forges. On ne voulait pas les perdre alors on les a suivis. C’est spectaculaire au centre de la rivière aux rapides des forges. Il y a tellement de courant que les canots disparaissent dans les vagues. On devait aller à 20 km/h et je ne ramais pas. À l’arrivée au sanctuaire, c’était bien pour les spectateurs, mais pour les proches des canotiers ce n’était pas l’idéal parce que les canotiers doivent débarquer 500 mètres plus loin de l’arrivée.»
Encore de l’améliorationObjectif accomplit à la classique pour les frères Sylvain et Christian Marchand alors qu’ils ont amélioré leur temps les séparant des vainqueurs. Le tandem a terminé en 29e place. «Nous avons eu une excellente amélioration, exprime Sylvain. Nous avons eu une différence d’une vingtaine de minutes de moins que l’année passée, c’est quand même bon au terme des trois jours. Nous nous sommes améliorés lors des trois étapes, et quand nous avons fini, nous nous sentions mieux physiquement et mentalement comparativement en 2011. L’an passé, on descendait souvent seul, alors que cette année, on était capable de descendre avec le peloton.»
Sylvain indique avoir bien aimé l’arrivée à Trois-Rivières. «C’était le fun sur le fleuve, ça faisait de l’action avec les vagues de 2-3 pieds! Ça brasse, mais c’est plaisant!»
Les frères Marchand seront de retour à la Classique l’an prochain. «Si notre entraînement s’annonce aussi bien que cette année, on sera là. C’était plaisant d’entendre les encouragements pendant les trois étapes, et il faut remercier les autres équipes latuquoises qui nous ont aidés dans nos entraînements.»
Une 20e périlleuseYves Greffard ne peut être plus heureux que d’avoir complété sa 20e Classique en carrière en terminant en 32e place en compagnie de Guy Renaud. «Ç’a été périlleux, indique-t-il d’entrée de jeu. Guy a eu une grosse force de caractère afin de la terminer. Il a passé les trois jours en étant malade, tellement qu’on a pensé abandonner à Grande-Anse et à Mattawin. Il avait des crampes musculaires aux bras. Guy avait seulement 90h d’entraînement, il est fort, mais ça prend plus d’heures pour traverser la classique. Mais je lui lève mon chapeau. Notre objectif est atteint, mais on a travaillé pour. Pour ma 20e, je suis bien content.»
Si la santé lui permet, M. Canot de La Tuque pense revenir l’an prochain. Ça va toujours avec la santé. Mais si ça va bien et que je reviens, je vais peut-être bien la faire avec André Gagné.»

