«Notre objectif était une 20e place l’année dernière, alors nous étions bien contents avec la 11e position, exprime Sylvain Greffard. Nous avons moins d’heures d’entraînement que l’an passé à pareille date. Mais si on peut arriver parmi les 20 premiers, ça serait satisfaisant. Tant mieux si nous pouvons causer une surprise comme l’an passé.»
Le duo en sera à une deuxième Classique consécutive. Toutefois, Sylvain âgé de 46 ans, et Jules à 42 ans, commencent déjà à préparer une relève. «Je prépare la relève avec mes jeunes, lance fièrement Jules. Mon plus vieux à 20 ans, et j’ai deux autres gars de 15 et 10 ans. On garde la piqûre avec nos jeunes. Ça serait spécial de faire un jour la Classique avec son gars! Mais pour ça, on doit garder la forme et rester en santé.»
De son côté, le garçon à Sylvain à 7 ans. «J’avais 16 ans quand j’ai fait ma première Classique. Lorsque mon gars aura cet âge, moi j’aurais 55 ans, et il y a encore plein de canotiers qui font la course!»
Avec le travail et la famille, ce n’est pas toujours évident de trouver le temps pour s’entraîner. «Je lève mon chapeau à Jules, lance Sylvain Greffard. Moi, je travaille à l’air conditionné dans un bureau, mais lui travaille à la grosse chaleur sur les toitures. Il est brûlé, mais il vient quand même s’entraîner. Il faut le faire!»
Sylvain et Jules ont aussi voulu remercier le soutien de leur famille, mais plus précisément leur conjointe. «Nos femmes sont nos ravitailleuses!», exprime Sylvain.

