Rodolphe Maingret, organisateur des 12 heures de Pont-de-Vaux, Yves Crouzet, animateur de l’événement et Mario Molard, journaliste pour « Le progrès de l’Ain » ont donc pris un vol vers le Québec et sont arrivé mercredi dernier à La Tuque.
« Nous sommes venus visiter le terrain à notre arrivée. Ça avait l’air de rien. Lorsque nous sommes revenus samedi et que j’ai vu les installations, j’étais impressionné. C’est un week-end dédié aux sports motorisés et tout comme chez nous avec Rodolphe, ça prend des passionnés pour organiser un tel événement. David Duchesneau est quelqu’un qui sait rassembler les gens autour d’un événement. C’est un bon leader », mentionnait Mario Molard.
Pour ce journaliste, la plus grande surprise est de voir que le service de sécurité est assuré par des gens d’ici. « Chez nous, on ne verrait pas ça. On voit que les gens ont un sentiment d’appartenance envers l’événement », déclarait-il. « Les deux endroits ont tous les atouts nécessaires pour ce genre d’événement. Les gens d’ici qui viendraient à Pont-de-Vaux ne seraient pas dépaysés. Nous avons des forêts, de belles rivières, tout comme ici ».
Mario profite de son séjour pour faire des entrevues avec des quadistes qui se rendront à Pont-de-Vaux. « Je vais faire un article pour présenter Geneviève Sarrazin et Éric Lamontagne à nos lecteurs » précisait-il, disant d’un même souffle adorer son séjour ici et avoir particulièrement apprécié le spectacle en soirée.
Rodolphe Maingret qui organise les 12 heures de Pont-de-Vaux, se promène sur le terrain et observe. « Pont-de-Vaux est une petite ville de 2000 habitants et lors des 12 heures, la population se multiplie par dix. C’est un événement majeur pour la France. Ça fait 26 ans que ça existe. Moi j’y suis depuis 2009. J’ai pris la relève de mon père et désormais, on ne pourrait pas arrêter l’événement, car les gens adorent », soulignait Rodolphe.
Chez lui, les pilotes paradent dans la ville avec leurs motos avant la course. La course se tient à environ un kilomètre de la petite ville qui est située à 100km de Genève. « Les gens y tiennent à cette parade. C’est leur contact direct avec les pilotes. L’accès aux paddocks est beaucoup plus limité qu’ici », précisait-il.
Yves Crouzet qui anime les 12 heures de Pont-de-Vaux est venu prêter main-forte à François Cominardi pour animer la foule et décrire la course. « On est super bien accueilli. Les gens embarquent et c’est fantastique », mentionnait-il. Il est conquis par la diversité des épreuves : quad, side-by-side, endurocross, pit bike, motos et freestyle.
Finalement, c’est Mario Molard qui résume la pensée de la délégation. « De part et d’autre de l’Atlantique, on a tout ce qu’il faut pour tenir ces événements. On peut faire des échanges. Vous venez chez nous et on vient chez vous. Après tout, on est cousins », conclut-il avec un sourire taquin.

