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Être traité ici pour ne pas se déraciner

Line Bouchard et Linda Bélair veulent plus que tout que les services d’hémodialyse se donnent ici. (Photo L’Écho de La Tuque)

Line Bouchard et Linda Bélair veulent plus que tout que les services d’hémodialyse se donnent ici.

Francine Beaupré
Publié le 5 Avril 2012
Publié le 5 Avril 2012
Francine Beaupré  RSS Feed

Line Bouchard, Linda et Kathleen Bélair ont décidé d’unir leurs efforts afin d’obtenir localement, les services d’hémodialyse dont ont besoin leurs parents respectifs ainsi que plusieurs autres qui doivent se rendre à l’extérieur pour recevoir leurs traitements. Une pétition est présentement en circulation, demandant l’obtention du service localement.

Sujets :
Club Rotary , Conseils de bande , Trois-Rivières , La Tuque

« Nous savons les difficultés que représentent les déplacements de trois à quatre fois par semaine », mentionnait Mme Bouchard. Son père qui est âgé de 84 ans doit se rendre à Trois-Rivières pour recevoir son hémodialyse depuis trois ans, ce qui représente près de 52 000 km par année. « Beau temps, mauvais temps, fatigué ou non, grippé ou pas, mon père doit prendre la route pour se rendre Trois-Rivières », ajoutait Mme Bouchard.

Bien sûr, afin de s’éviter tous ces kilomètres, M. Bouchard pourrait déménager à Trois-Rivières, mais il se couperait de sa famille. Quand on sait que dans le processus de guérison, l’appui des siens compte énormément, on ne souhaite à personne de devoir quitter son milieu de vie pour des raisons de santé.

« De plus en plus, on veut soutenir les personnes âgées pour les maintenir à domicile. La possibilité de recevoir ce traitement ici va tout à fait en ce sens », estimait Mme Bouchard. « Si mon père pouvait recevoir son hémodialyse ici, ce serait beaucoup moins fatigant pour lui et il ne serait pas continuellement sur la route avec les dangers que ça représente », nous confiait-elle.

Linda et Kathleen Bélair ont vu leur mère devoir s’installer à Trois-Rivières. « Elle est en début de traitement. Elle est très faible et ne pourrait pas faire les déplacements. Elle doit donc demeurer là-bas, loin des siens », déplorait Linda Bélair. « Si les patients pouvaient recevoir les soins ici, ça serait tellement facilitant », ajoutait-elle.

« On ne demande pas d’avoir un néphrologue ici. On sait qu’un médecin pourrait prendre ce service en main. Les patients conserveraient le lien avec leur néphrologue, mais recevraient les traitements ici. Avec l’arrivée d’une superinfirmière, nous aurions le personnel nécessaire. On m’a dit que l’équipement coûte entre 30 000$ et 50 000$ et que la formation pour une infirmière est de six semaines », précisait Mme Bélair qui croit que c’est faisable et surtout souhaitable.

Une pétition qui pourrait changer les choses

Les trois femmes sont convaincues que cette pétition peut changer quelque chose. « En 2005, le Club Rotary avait monté tout un dossier sur le sujet et avait fait des pressions afin d’obtenir ce service ici. Malheureusement, en 2008, ils avaient dû abandonner l’idée, le centre de santé n’ayant aucune possibilité de le faire.

« La conjoncture est différente depuis. On pense qu’avec la téléconférence, l’équipe médicale pourrait être en contact avec le médecin traitant. Même si les gens devaient se rendre rencontrer leur néphrologue une fois par mois, ce serait mieux que plusieurs fois par semaine », estimait Mme Bouchard.

« Nous pensons que de signer la pétition est très important. Nous sommes rendues à près de 2600 signatures et nous voulons que le plus de gens la signent. Nous la remettrons à Mme Julie Boulet, nous avons écrit au ministre Bolduc et nous allons rencontrer le directeur du centre hospitalier. De plus, nous avons eu l’appui de Ville La Tuque et des municipalités avoisinantes. Nous attendons celle du Conseil de la Nation Attikamekw et des Conseils de bande », précisait Mme Bouchard.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Nataly
    - 6 Avril 2012 à 08:39:13

    Très bonne idée les filles!!!Belles initiatives!!!

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  • Nom de l\'usager
    annie
    - 5 Avril 2012 à 17:15:44

    J'ai perdu mon père en janvier 2011 d'insufissance reinale après presque de 3 ans de traitement à trois-rivières.............c'est très difficile pour le patient et la famille. Je souhaite de tout coeur que ça fonctionne pour les gens qui sont en traitement présentement et qui font les aller-retour.

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