Le Comité d’action des non-syndiqué-es (CANOS) se réjouit de l’annonce du Ministre du travail, Sam Hamad, de respecter la promesse électorale d’augmenter à nouveau le salaire minimum de 0,50$ l’heure pour le taux horaire régulier, le faisant passer à 9,50$ le 1er mai 2010.
Bien qu’il s’agisse d’une troisième importante hausse du salaire minimum, en trois ans, cette augmentation demeure insuffisante pour sortir une personne seule de la pauvreté, et ce même si elle travaille à temps plein (40 heures par semaine). Bien qu’elle accroisse légèrement le pouvoir d’achat des travailleurs à faible revenu, elle ne peut être considérée que comme un rattrapage salarial des retards accumulés au fil des ans. Le gouvernement devra poursuivre les efforts et annoncer d’autres augmentations importantes pour permettre aux travailleurs et aux travailleuses au bas de l’échelle salariale de réellement se sortir de la pauvreté. Pour 2009, une personne seule qui travaille à temps plein doit gagner 10,66$ l’heure pour une semaine de 40 heures de travail pour atteindre le seuil de faible revenu établi par Statistique Canada.
Un écart important reste à combler pour sortir ces travailleuses et ces travailleurs de la pauvreté. Le gouvernement doit s’engager immédiatement à poursuivre les ajustements s’il désire lutter efficacement contre la pauvreté et rendre le travail attrayant.
Selon Marie-Josée Magny, coordonnatrice du CANOS : « Pour lutter efficacement contre la pauvreté, le gouvernement doit reconnaître que la pauvreté et l’exclusion sociale sont des violations des droits humains fondamentaux et qu’il a la responsabilité de veiller à leur respect et à leur protection. Le droit à un revenu de travail décent fait partie des moyens de respecter les droits humains et doit faire l’objet d’ajustements rapides pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs du Québec, un niveau de vie à la hauteur des valeurs de la société québécoise. »
Hausse du salaire minimum: réactions
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