M. Simard souligne entre autres la prolifération des cyanobactéries dans les lacs de la région, la conservation des milieux naturels en ville qui n’est toujours pas suffisante et l’aménagement du territoire qui a de plus en plus d’impacts sur l’environnement.
«Tout l’aménagement urbain est basé sur l’utilisation de l’automobile. La ville idéale serait celle où le transport en commun est facile d’accès et accessible à tous. Aujourd’hui, comme les secteurs commerciaux sont généralement concentrés en un secteur dans la ville, il faut utiliser sa voiture pour se déplacer. Miser sur le commerce de proximité, dans les quartiers par exemple, permettrait de ne pas avoir à utiliser sa voiture pour faire ses commissions», explique M. Simard.
Laisser davantage de verdure dans les secteurs urbains permettrait de combattre les ilots de chaleur qui se forment dans les grands espaces asphaltés.
Le recyclage ne serait également pas implanté dans toutes les entreprises.
«Ça fait longtemps qu’on en parle. C’est bien assimilé chez les résidents, mais au niveau des entreprises, c’est encore marginale en Mauricie dans les industries, les commerces et les institutions. On travaille beaucoup à les sensibiliser», indique M. Simard.
Ça s’améliore
Heureusement, plusieurs organisations s’impliquent et donnent un coup de pouce à l’environnement en adoptant des comportements «verts».
Par exemple, Sobeys s’est muni d’un toit blanc au cours des dernières années, tandis que le Collège Laflèche opte pour plusieurs initiatives à caractère écologique. On peut aussi penser au recyclage des contenants multicouches qui a été implanté à Yamachiche précise Patrick Simard.
«On a aussi vu le réseau cyclable se développer un peu partout. À Trois-Rivières, des Cyclobus ont été mis en fonction pour faciliter le transport avec des vélos. On a vu l’arrivée des bacs bleus de 360 litres dans les résidences, ce qui a permis d’augmenter grandement le taux de recyclage», ajoute-t-il.
Deux bornes de recharge de voitures électriques ont également fait leur apparition dans la région au cours des dernières semaines.
Mais il reste beaucoup de travail de sensibilisation à faire, note M. Simard.
«On se rend compte que lorsqu’on cesse de parler d’une problématique, c’est comme si elle n’existait plus. Pensons aux pluies acides. On en entend moins parler, mais le phénomène est toujours là. Le même scénario se répète avec les cyanobactéries. On en entendait parler partout au cours des dernières années et là, comme les données sont plus dures à suivre, c’est sorti des conversations. Mais le problème persiste.»
«Il faudrait aussi qu’une perspective écologique soit intégrée dans les nouveaux projets, mais au début du processus. Ça permet notamment d’économiser des coûts d’énergie», conclut-il. (MEBA)
